Bossuc

About Bossuc

Posts by Bossuc:

Mazamet. Championne du monde !

Quelle fierté ! Championne… Oui, mais pas de Midi-Pyrénées, ni de France, ni d’Europe. Du monde ! Ici, c’est peut-être le bled, mais l’école de Saint-Jean-de-Jeannes est presque neuve. Et pas loin de ce trou, le maître des années 1960 nous l’a enseigné, la championne du monde du délainage, c’est Mazamet.

Voilà qui nous amène (doucement) à la Mérinos. Vous savez : ce mouton à la laine si fine. Ou plus exactement à la course organisée à Mazamet. Et aux cinq athlètes de Lacaune (sans compter Jérémy Cazals qui était inscrit, mais dont on a perdu le sillage). Lacaune, vous savez cette race de brebis championne du monde, elle aussi. Mais pas avec sa laine, avec son lait. Pensez : jusqu’à 400 litres de lactation par campagne et par unité. À savoir si cette course au rendement ne fragilise pas de trop l’espèce, avec l’obligation d’avoir recours plus que de raison à des traitements phytosanitaires.

En parlant de course, il y en avait une, vendredi 14 juin, à Mazamet. « C’est un 10 km, informe Christophe Tichit (qui commence à avoir de la bouteille). Un moment, on longe la voie ferrée, et c’est moins roulant qu’à Castres. Faut s’attendre à deux minutes de plus. » Ceux qui font la course au rendement (sans traitement phytosanitaire), ce sont les Fabre père et fils. Et ils arrivent à de bons résultats : en ce millésime 2019, on ne compte plus leurs podiums, l’un en espoir, l’autre en M3. Pourtant Marc marque son désespoir : « Je ne comprends pas : je cours plus vite que l’an passé… Total : je me retrouve plus mal classé ! » Autres habitués des courses : les Suc. Cette fois, c’est Jean-Philippe, de retour dans le circuit, qui affiche sa suprématie. Il est vrai qu’il a un profil d’athlète, avec le talent qui va avec. Même si, à l’Audimat, relayé par les stentors de service Francis Thomas et Patrick Fonvieille, c’est son aîné André qui remporte la palme. En parlant de lot, Hugo est admiratif en furetant dans le sac que lui vaut sa place de premier espoir : « Chapeau ! Ici, ils ne lésinent pas sur les cadeaux! »

Bref, tout va bien pour nos sympathiques (ça ne coûte rien) et valeureux (tant qu’on y est) athlètes. Rendez-vous le dimanche 23 au meeting intercommunal de l’ACL. Et même avant pour Christophe Tichit : arbitre de rugby dès le lendemain, avant la participation à Lescure à l’Alaux trail. Vous avez dit Alaux ? Allô ! Allô ! Y a quelqu’un ? Non, il n’y a plus personne. Avec mon baratin d’enfer, j’ai semé tout le monde en cours de route. Enfin !

La Mérinos (10 km)

  1. Habib Bennama (M2) en 34’55 12. J-Philippe Suc (2M2) en 38’34. 18. Hugo Fabre (1ESP) en 39’36. 26 Christophe Tichit en 41’09. 78.Marc Fabre (3M3) en 47’05 126. André Suc en 53’40 (175 arrivants)

Un échec : oui. Un regret : non

Les 24 heures sont sorties du domaine confidentiel, dans laquelle je les avais laissées il y a un quart de siècle. C’est devenu une épreuve certes particulière mais qui a un public plus dense que sa trop modeste communication ne le laisserait penser.

C’était donc le jeudi de l’Ascension vers 9 h 30, où je descends dans la parc de la Guierle, à Brive. D’autant plus gaillard que j’avais reconnu la veille le secteur stratégique, le parcours, et posé quelques questions adaptées pour essayer de masquer ma lointaine double expérience sur la distance. Dossard numéro 100 (attribué par alphabet masculin, là au moins, avec le S, puis le U, je suis certain de n’être jamais numéro 1…). La table 100 devrait être entre le 99 et le 101 ? Oui mais non, car l’organisation vraiment haut de gamme, a fait en sorte de privilégier la convivialité. Si par exemple, était inscrit un Lacaunais nommé Dupont (ou pourquoi pas Cambon ?), il aurait eu un dossard autour du n°30, et le staff Dupont (ou Cambon) aurait été éloigné géographiquement du staff Suc (modeste en l’occurence, mais Gisèle a suivi hors vie et nuit ordinaire), et donc adieu l’esprit d’équipe… Vous me suivez ? Alors j’arrive dans cet espace avec toiture, et je pose mes deux bouteilles d’eau, ma dizaine de barres, et mon carton de prévision sur la table 100.

« Hou, mais je suis un amateur », lancé-je aux deux staffs des tables voisines après avoir parcouru ce hall, où la plupart des concurrents avaient à dispo, des dizaines de boîtes alimentaires, des tableaux préétablis, une infrastructure, pliant, tente, glacière, etc. « Mais… nous aussi », répondent-ils en choeur. Voilà qui augure bien d’une future sympathie. Juste, je voudrais signaler que pour confirmer la théorie sur le hasard que j’ai développé avant, le voisin savoyard Stéphane Richard (215 km l’an dernier) avait toutes les chances pour réussir « Brive », et au bout de trois heures, il était déjà à la ramasse (il me semble que je suis devant au classement final), ne restant sur site que pour « écouter » sa femme (et moi un peu). Tout s’est déroulé convenablement selon mes prévisions horaires (arrondies au kilomètre), en léger dégradé, partant dans un créneau 8 – 9 km à la première heure, avec une septième heure entre 63 et 71 km, une 12ème entre 93 et 105, une 16ème entre 120 et 136, une 20ème entre 147 et 167, et un final entre 171 et 195 km. A posteriori, je ne suis pas mécontent de ce découpage (je le garde).

Tout s’est bien déroulé, soleil modeste de 10 heures à 20 heures où j’avais parcouru 83,5 km. Pas trop mal jusqu’à deux heures du matin, où en marchant un peu j’étais encore resté dans les clous inférieurs : 121 km à l’heure 16, tout en perdant une place (redevenu n°7 au classement M3, mais en considérant sur site un peu plus tôt qu’un « cador » M3 n’était plus sur le circuit). Et puis, vers 2 heures et demie – c’est terrible ! -, je n’ai plus eu envie. « Mais il n’y avait pas de lit de camp prévu ? » -Si, si, c’est là-bas, près du speaker. Stéphane doit y être », me renseigne la voisine. Pendant une heure : allongement, petite sieste malgré les micros, puis quelques autres tours, manière de tuer le temps et de ne pas se laisser gagner par le froid. Pas d’amertume pour autant. Peut-être en raison de la sympathie que l’on ressent auprès des stands. Puis re-lit de camp. Puis re-tours en marchant. Enfin tout un cérémonial, championnat de France oblige pour préciser à 24 heures pétantes où l’on se trouve sur le parcours. Et autant de clinquant (que j’apprécie en fin de compte) lors du protocole avec Marseillaise incorporée.

Le bilan chiffré n’est pas exceptionnel, j’en conviens. Mais… outre que quatre jours après, j’ai gommé le plus dur (pour la vie courante), j’ai presque déjà envie d’y revenir (qu’est-ce que c’est bête, un athlète ! ). En tout cas, je vais marquer tout sur la prépa, y compris ce qui a été positif (entraînement pour six mois à raison d’un jour sur deux insuffisant certes, mais non-bourratif, sur des plages de trois heures en moyenne, marathon à M – 2, semi à M – 1, mais pas d’autres courses ; arrêt à J – 10). Et tout sur ces 144 km. « André, est-ce votre dernier mot ? – Oui, c’est mon der… Non, je veux dire… « à bientôt ».

Plus fort ! plus haut ! plus loin ! plus vieux !

24 heures de Brive : des illusions et… désillusion

Commençons par les …conclusions.

  1. Un entraînement de 10 heures par semaine semble approprié pour un 100 km, mais pas pour un 24 heures. Le plus réaliste paraît être un entraînement de 18 heures hebdo, ce qui veut dire un engagement sur six jours sur sept.
  2. Dans les catégories vétérans, sur les longues distances, l’on peut estimer rester dans le même créneau sur la plage M1. En revanche, un athlète de 59 ans aura moins de valeurs qu’à 50. Et pour les M3, M4, cet écart se creuse encore davantage. Conclusion : dans une logique de performance, privilégier l’année d’entrée dans la catégorie.
  3. Objectifs : il faut savoir en établir de cohérents ; ici c’était le cas.Mais aussi, il faut savoir se préparer à en sortir (par le bas en général…) en gardant dans la tête un sous-objectif, ou une autre motivation (public, déplacement, hargnes diverses…).
  4. Ne pas être sur la brèche à chaque tour (soit un peu moins d’1,2 km) : bien sûr, c’est tentant de connaître en direct son temps au tour, sa place au scratch, en catégorie, etc. Mais si à tous les passages, l’on s’évertue à emmagasiner tout cela (qui sont déjà, quelques jours après devenus des détails, l’influx nerveux en prend un sacré coup.
  5. Même en étant solitaire, la réussite peut être au bout. Cependant, que ce soit en cercle familial ou, plus généralement, de club, les conseils, mais surtout l’entente et la détente procurés par le staff technique est un bonus pour tous, y compris pour l’organisateur. Sans doute des moments de partage en amont aussi qui illustrent la pratique du « vivre ensemble ».
  6. Considérer au préalable la période, surtout pour un objectif chiffré en kilomètres. Il est peu vraisemblable que la canicule soit accablante en novembre dans notre pays. C’est moins sûr fin mai, époque où les premières chaleurs peuvent d’autant plus désarçonner les bipèdes des hauts plateaux.
  7. Éviter les grandes distances (au-dessus du marathon) au moins dans les trois mois précédents.
  8. L’on aura beau dire beau faire, à conditions égales, le hasard s’amplifie au-dessus des distances de 50 kilomètres. À mon sens, sur 24 heures, au moins 10 % des participants « initiés » à ces épreuves, ont un résultat, soit exceptionnel soit très médiocre, qui n’est pas rationnel par rapport à leur valeur du moment.
  9. Il y a des concurrents exceptionnels, et à tous âges : sur le championnat, trois des 14 sexagénaires ont réussi + de 200 km. Et il y avait tout de même 29 M3 hommes sur 203 athlètes à faire les hamsters à Brive. C’est dire si la concurrence est devenue vive chez les vieux.
  10. (C’est pas toujours gai d’être vieux avec le changement de style de nos brillants webmasters : je n’arrive plus à supprimer ces chiffres… alors je reviens avec un article nouveau. Des fois, je regrette les plumes sergent-major…)
  11. Un échec : oui. Un regret : non.

À Montauban, montre-leur qui tu es !

Marathon de Montauban, édition 12. Jusque là, André Suc n’avait pas une réputation de fier-à-bras. Bien au contraire : un tantinet effacé. Oui mais ça, c’était avant. Avant le 31 mars 2019.

Un excellent entraînement

Dans une logique de préparation pour les 24 heures de Brive, il est des 300 inscrits solo qui repartent pour un deuxième tour. Il est venu pour un entraînement de qualité, autour de 4 h 15 mn. Deux heures plus tôt, il cherchait « son » meneur d’allure. Flûte, il n’y en a pas pour ce délai… Bon, voyons ce qui reste… Du jaune ? Non, j’en veux pas… Ah tiens, la plume verte. Et c’est du… 4 h 00. Bon ça fera. Parti lentement, il a bien vite rejoint les plumes vertes, et gravité à quelques décamètres devant. À son propre train, fluctuant selon la forme du moment. Puis s’est fait rejoindre par les plumes vertes et une dizaine d’athlètes ventouses. Tranquille : poursuivre son régime de croisière. Enfin, km 23 ou 24, il découvre un endroit propice à une escale technique pour un délestage solide (qu’en termes élégants ces choses-là sont dites !). Peut-être une minute et demie de pause, et les plumes sont déjà à 300 mètres ou plus…

À l’abordage !

Mais pas décidé à se faire plumer le vieux (M3 bien mûr) Suc : « Montre-leur qui tu es ! ».Comme un hymne guerrier qui revient à fréquence régulière dans sa tête. Ne pas s’emballer (ça se paye). Mais grignoter (ça, ça paye). S’appliquer avec le regard fixé sur la meilleure trajectoire pour esquiver les ronds-points de cette interminable route de Paris : celle-ci étend sa morne rectitude bordée d’entrepôts commerciaux aux logos agressifs – signe d’une société ultra-consumériste – jusqu’au centre ville. De temps en temps, lever la tête. « Ouais, c’est pas gagné » ou « Ah ! Y a de l’espoir ». Après le magnifique ensemble de la place Nationale (aïe, ces pavés, ou plutôt ces galets, dressés pour s’enfoncer dans mes trop larges panards coincés dans des baskets pour pieds d’intellos), c’est la descente vers un large boulevard pris en aller-retour avant de s’infiltrer dans les rues commerçantes.  C’est jouable… C’est fait vers le 30ème. Bon, ne pas rester coincé dans ce petit peloton car ensuite, vers le Tarn, il y a des passages serrés (à deux de front), du gravillon et quelques moutonnements de terrain. Allons, restons calme, pas d’euphorie : la fin n’est pas si simple. Quand même, juste devant , cette dizaine de coureurs,euses, égrenés sur 200 mètres, ça fait envie… « Allez, mes chers et chères, j’arrive : vous êtes morts ! » Il y aura du vrai dans cet objectif. Mais aussi du faux. Et les plumitifs reviennent. Bon, là ce sera la roue de secours à partir du km 37 : fixer le mollet d’un (ou une de préférence) et ne plus le lâcher. Mordre oui… mais dans le gravier de ces longues promenades vertes, puis dans les virages proches des ponts.

Ultimes cartouches

Et celui-là avec son maillot blanc, il ne serait pas M3 ? Faut que je le laisse dans ses plumes : démarrage discret au km 41. Mais à la faveur d’un passage de part et d’autre de barrières, je vois un autre individu : maillot bleu, cheveux blancs, visage buriné et mollet flasque. Un potentiel M3 ? Cent mètres devant, c’est beaucoup, non ? Et si c’était celui-là qui m’empêchait de faire un podium ? Qu’est-ce que je risque ?

Allez, à l’abordage ! Arrivée à 700 mètres et encore 60 environ à combler. Allez, 40 mètres maintenant avant qu’il ne disparaisse dans le virage conduisant au sas d’arrivée, à 400 mètres de la ligne. Fonce, et tant pis s’il contre. Ah ! Tout est fini : une demi-douzaine de maillots bleus l’attendaient pour l’accompagner sous la banderole. Et voilà que le maillot blanc a quitté ses plumes, et se la radine. Oups, mais il accélère. Parce que tu crois que je vais me laisser faire ? Si tu tournes la tête, tu le verras mon dossard : 36. Comme le Quai des orfèvres. Mais mon poulet, dépêche-toi : parce que, hop, là, c’est trop tard… Et vingt mètres plus loin… « Quoi, il revient ? » Moi aussi, j’en remets une couche. Et la force restera avec moi. Pour la conquête de l’inutile : après la ligne, il me confesse qu’il n’est « que » M2. Quant au maillot bleu, lui oui, il était M3. Il me gagne de 16 secondes, et me relègue ainsi dans la deuxième moitié du peloton des M3, à une modeste onzième place. Toutes ces remarques quelque peu martiales ne sont évidemment pas sorties de ma tête. Et le commentateur (Philippe Aubert) a pu dire un mot sur la course de Murat. Sera-t-il entendu par les 2600 finishers des 10 km et semi ?

Une organisation top

Même si ma belle-soeur Jacquie – cette… ménagère de 75 ans qu’elle me fait dire ! – n’a pas daigné sortir sur le seuil de son pavillon de banlieue, qu’est-ce qu’on s’amuse à Montauban : public, orchestre, bénévoles, dotation, aire de départ (parc) avec son marché… tout et tous sont grandioses. Il mérite bien mieux que ces 300 marathoniens solo. Sans doute, les vrais athlètes de Lacaune, ceux qui pourront aggriper la qualif’ pour les France de cross, vont se régaler ici-même, dans un peu moins d’un an.

Marathon

1er Cyril Poussou (Arpajon) en 2h32’52 »

165. André Suc en 3h59’14 » (11 M3 sur 19)

275 arrivants.

 

Ronde Givrée : honneur au(x) maillon(s) faible(s)

Le club n’ayant pas aligné sa jeune (et talentueuse) génération (Maxime Fabre, Guilhem Rouquette, Antoine Azam…), ce sont les vieux Masters 3 (+ de 60 ans) qui ont fait le show (podiums) lors de cette 37ème Ronde givrée du Sidobre.

Notons au préalable le lien intergénérationnel de l’équipe féminine – qui a tout de même laissé 100 teams toutes catégories derrière elle -, un périple ouvert par Mamie Yolande Culié pour se clore par la juvénile Tatiana Devic, en passant par les médianes Sonia Bardy et Dominique Tichit. Mais revenons à nos antiques athlètes. La victoire des « Vieux Gens bons sans os » ne fut, semble-t-il, qu’une formalité : 40 minutes d’avance sur leurs dauphins. Ainsi Jean Rascol signe pour son entrée dans cette tranche d’âge une performance de bonne facture (il est trésorier…), tout comme les sexagénaires confirmés Marc Fabre et Édouard Meiler. La palme revient au Salvetois Michel Madariaga (qui en moins de 48 minutes pour 10,3 km est 89ème toute caté) : il est vrai qu’il y a environ 70 ans qu’il connaît la façon de s’arracher au mieux à l’attraction terrestre. Avec leur cachet, gageons qu’ils pourront désormais se munir de sonotones plus performants, car l’animateur Philippe Aubert dut s’employer quand le temps fut venu de leur faire comprendre qu’ils devaient rallier le podium. Pour le coup, l’équipe Master3 bis (Vieux Jambons, tout court) fut plus réactive, ayant compris d’emblée que, sur 420 équipes s’alignant au départ, si trois seulement étaient « master3 », ils avaient quelque chance, exploits de terrain ou pas, que la tribune leur tende les bras.

Signalons la valeur intrinsèque des « Jambons gras » (avec du bon cholestérol donc). Alain Valette, Guillaume Yeddou et le Salvetois Simon Gary, bien lancés par Bastien Amalric (15ème) arrivent 27ème au scratch. Avec donc un papy Alain (64 ans à la Chandeleur) transcendé, même s’il se définit lui-même comme le « maillon faible ». Notons à la volée le passage remarquable sur la ligne de Tristan Rascol, mais dans un ordre que la machine mit un certain temps à comprendre (athlète, basket, puce : dans le désordre sûrement). Et mettons en exergue l’excellente ambiance de ces sept équipes managées par le boss Éric Cambon. Gratitude particulière aux Lacaunais de coeur ou d’adoption Nordine Bacha, Édouard Meiler, Simon Gary et Michel Madariaga.

Et que cette sérénité sociale fait du bien dans un monde qui marche sur la tête : les giboulées de mars avaient lieu en ce 27 janvier… Quant aux intellectuels économistes du club, certes contents de la qualité de l’accueil des Coureurs de Fond de Castres, ils revendiquaient ou plutôt « roumégaient » car, selon eux, l’organisateur ne participe d’aucune manière à la lutte contre l’inflation. Et ceci alors que les 28 coureurs,euses avaient gambadé sans bourse délier ! En revanche, tout à leur honneur, même s’ils « avaient tout donné, rien lâché », ces athlètes (de Ronde) avaient eu la grandeur d’âme de ne pas demander la rétribution due aux intermittents du spectacle.

Classements (59,8 km avec le parcours commun de 700 mètres). 413 arrivants.

1.RRun Toulouse en 3h32’06.

27. Gras (Bastien Amalric, Alain Valette, Guillaume Yeddou et Simon Gary) en 4h29’19.

105. Secs (Hugo Fabre, Jérémy Cazals, Tristan Rascol et Anthony Valette) en 5h00’16.

121. Vieux sans os (Jean Rascol, Michel Madariaga, Marc Fabre et Édouard Meiler) 1M3  en 5h06’30.

166. Crus (Emmanuel Rodier, Philippe Augé, Nordine Bacha et Christophe Tichit)à en 5h19’07.

286. Sans os (Véronique Bardy puis Calas, Christine Rousset et Éric Cambon) en 5h43’53.

304. Vieux (Hubert Taru, Daniel Cambon, Patrick Durand et André Suc) 3M3 en 5h48’02.

314. Blancs (Yolande Culié, Sonia Bardy, Dominique Tichit et Tatiana Devic) en 5h51’37.

Jogging du Murathon : 4,5 ou 16,5 km

Murathon16Murathon2016

Murathon17.

Et en 2018 ?

C’est dans le cadre du téléthon qu’un entraînement est proposé sur le village de Murat. De vraies Foulées d’hiver, puisque le petit parcours reprend l’itinéraire ces Foulées Bergères (4,5 km et 100 mètres de dénivelé) vers le parcours de santé. Quant au grand, c’est tout bonnement la boucle des Foulées de St Jacques (16,5 km pour 500 m. de dénivelé). Rendez-vous à 14 h 00 en salle du Petit Train. Douches en accès libre à l’arrivée.

Au retour, un petit goûter mitonné par Annie (Palpacuer), bénévole locale. La participation est libre, et sera versé dans le pot commun du « Murathon » (version locale du téléthon) expédié ensuite intégralement aux coordinateurs par la voie hiérarchique.

À noter que la salle comporte des animations toute la journée, pour les enfants l’après-midi. Et à partir de 17 h 30 pour tous : séance de Questions pour un champion, apéritif et lunch spectacle (assiettes à 5 €) avec démo des majorettes, de la bourrée et de la country. Une soirée familiale, initiée par des bénévoles et des clubs de proximité, qui se termine à des heures raisonnables. Bref un intermédiaire entre les veillées de jadis, du temps où la TV et encore moins les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) n’existaient pas, et les grosses fêtes.

Sologne, blanche plaine

Pour moi, le déplacement au marathon givré d’Orléans Sologne répondait à un double paramètre : en un, voir un (même LE) fils qui est enchaîné dans sa nouvelle entreprise en région parisienne (car son transfert au mercato de mi-juin a comme conséquence de produire des droits à congé à partir de la fin mai 2019). Et en deux : me tester sportivement (état de forme, faculté de récupération) après une année 2018 riche en longues distances. Résultat : le « petit » va bien. Et le « grand » pas trop mal. Bien sûr pas question d’évoquer les temps de jadis (3 h 35 puis 3 h 18) sur ce même marathon givré : c’était quand j’étais jeune, il y a un quart de siècle. Et même un peu plus : 1991 (premier marathon) et 1992. Disons une éternité. En ce temps-là, je ne courais pas pour passer le temps, mais par motivation : évacuer le spleen de la vie, ou du moins de ses périodes difficiles (d’autres choisissent le divan du psy…).

Mais aujourd’hui c’est différent. La retraite, c’est la période du temps libre, non ? Peut-être, mais cher lecteur, il faut l’intégrer : André Suc, ici présent, ne court pas pour passer le temps. Mais pour le championnat de France (des 24 heures), ou du moins en vue du. Tiens, comme son voisin de parking, qui était venu avec une voiture de son âge (205 de bas de gamme, entretenu avec une modeste considération) depuis Limoges : « Ouais, je suis content, j’ai fait moins de 3 h 45. Comme je suis V3, c’est le minimum pour le championnat de France. » Encore un qu’il faudra convertir aux joies de la belote, si je veux m’approcher du podium… Mais d’abord le questionner : « Et le site du « France », il est déjà connu ?  – Non, me rétorque-t-il, mais de toute façon, je ne veux pas y aller : c’est juste pour le fun… » Inconscience ? Amour de l’acte gratuit ?

La Sologne, c’est plat comme une assiette. Et le parcours s’offre de longues lignes droites entre des bois et des champs, d’immenses champs dépourvus de haies. Objectif ? Au plafond 4 heures ; au plancher 4 h 15. Pas question après les 100 km de Millau en mode compét’, il y a deux mois ou sept semaines de s’approcher du record du crépuscule : 3 h 52 à Albi. Soit dit en passant, par comparaison, coup de chapeau à l’équipe tarnaise de Philippe Aubert. Ici l’organisation est plus fruste. Peut-être pas un hasard si les 1200 arrivants des années 1990 ont fondu comme la gelée blanche au soleil. Mais qu’importe, merci d’exister et demain un nouveau souffle viendra peut-être.

Après une pause technique vers le km 10, je suis happé par le meneur d’allure des 4 h, vers le km 15. Je navigue avec lui jusqu’au km 25, de concert. Mais avec fluctuation : ce dernier en sous-régime tantôt se laisse aller à sa propre allure marathon, tantôt la corrige en prenant un tempo trop faible. Au km 25, je trouve mon propre rythme : un train naturel qui ne demande pas (trop) d’effort apparent. Bref, de bonnes sensations qui s’arrêtent vers le km 35. Dès lors, il ne reste plus que 7 km : même à l’arraché, je dois pouvoir contenir 6 minutes au kilo, et ainsi être à l’heure à l’arrivée pour mes supporters. Pas faire attendre fiston et son amie, qui ont couru entre temps le 5 km. Enfin peut-être, car ils sont venus passer le week-end en danseurs : pas de certif’ médical. Et pour de vrai recalés car leur licence handball comme escalade est refusée par le jury. Bon concentrons-nous, je grignote, je grignote. J’ai un petit matelas, si je me relâchais un peu ? Ce fut donc un peu laborieux, mais sans trop. Mais pas trop d’étourderie : il ne faut jamais oublier les 195 mètres de clôture. Public ou pas, il faut prévoir tout de même 1’10, non ? Enfin j’y suis arrivé, avec l’homme à la plume sur mes talons. À bientôt pour d’autres aventures…

Marathon d’Orléans Sologne

1er. NICHOLAS CHERUYOT Chumba (il est Noir, mais ce n’est pas de sa faute) en 02:18:40, record pulvérisé…… 186 SUC André (je suis blanc, mais je n’y peux rien) en 3 h 59’ 47 sec. (15ème M3 sur 21 classés). 292 arrivants.

Challenge du Parc : exploits et faiblesses

Hugo Fabre, le frêle Hugo : c’est bien lui le plus fort : 8911 points, soit 300 points de plus que son poursuivant. À lui le jambon ! De Lacaune, of course. Hugo a bouclé 19 courses. Ramené aux 14 épreuves où il a engrangé le plus de points, Hugo est 7ème toutes catégories. Et second dans sa catégorie qui n’a d’espoir que le nom : le premier est le jeune Brassagais Romain Barthès, lauréat 2018 du trophée Portalier. Deux coureurs confirmés donc qui sont juste des …désespoirs pour leurs concurrents de tous âges.

Dans le sillage d’Hugo – c’est le monde à l’envers – car c’est son propre père Marc qui se distingue. Descendeur brillant voire kamikaze, avec 8086 points, Marc Fabre a terminé la plupart de ses 18 courses de l’an à quelques secondes de ses contemporains : tantôt André Tichadou, tantôt l’un des Guiraud de faction, tantôt l’épisodique Édouard Meiler… Souvent frustrant, car la tendance actuelle pour les organisateurs – baisse de budget ou souci de raccourcir les cérémonies protocolaires – est de ne récompenser que les premiers de catégorie. Ici la régularité et l’assiduité ont enfin payé : 1er M3, et 10ème au challenge.

Les deux Fabre sont les arbres qui cachent des friches. Si l’on découvre dans les classements et les nominés André Suc, son élan vers les cimes (4ème, 3ème puis 2ème) depuis qu’il est master 3, a été stoppé net. Seule satisfaction : il devance – enfin ! – l’ami Édouard Meiler de 300 points (et d’une course…). Placé 57ème toutes catégories en 7 courses, avec son cinquième rang en M3, une chose est sûre, s’il a trouvé un parachute, il n’est pas doré. Dans des catégories beaucoup plus fournies, signalons cependant avec satisfaction l’émergence de Jérémy Cazals : 23e senior et 78 e TC (toutes catégories) en 6 courses. Athlète récent, Jérémy pourrait s’ouvrir un bilan 2019 plus séduisant, s’il peut consacrer du loisir à participer à quelques épreuves de plus dans le territoire du Haut Languedoc. Enfin, après une saison 2017 de feu, Christophe Tichit est rentré dans le rang, assiduité moindre et légères avanies « mécaniques » obligent : 20e M1 et 100e TC, en 4 courses soit le minimum syndical.

Le minimum syndical… Les cadres du club connaissent : Éric Cambon est 12e M2 (64e TC) en 6 courses. Quant à son homologue trésorier, il a payé de sa personne mais sans plus : 4 courses. Avec des performances de moyenne facture, il termine 20e M2 (110e TC). Tous les mêmes ces patrons : ils n’ont de cesse de t’encourager, voire de t’oppresser pour que tu ailles au charbon. Tandis qu’eux, pendant ce temps, ils se pavanent au bord de leur piscine, ou dans leur salle de finesse avec Jacques aussi.

Derrière les Fabre, c’est le Barrol Raymond Soucasse qui a été le plus assidu : huit épreuves. Bingo, le M4 est premier de sa catégorie (et 52e TC).

Pour les quatre nominés (et leurs éventuels supporters), rendez-vous le samedi 24 novembre à Labruguière. Pour les autres qui ont couru deux ou trois épreuves (Maxime Fabre, Patrick Durand, Aurélie et Frédéric Joucla, Guilhem Rouquette, Francis Gil…) dites leur que « Vingt fois sur le métier, il faut remettre son ouvrage ».

100 km de Millau : la vie en direct et en couleurs

Là, faut sourire. Et se rapprocher du cycliste suiveur. D’abord Claude Bonnet. Puis Christophe Tichit. Quant à Éric Cambon, il a prévu le coup, au cas où la nuit tomberait plus vite que prévu : il nous fait tirer le portrait en fin d’après-midi dans le jardin public de St Affrique.

Quand même, des amateurs, ces suiveurs… Claude a un bidon de cycliste. Oui mais voilà, le sujet André Suc n’est pas cycliste, mais athlète (si,si).Résultat : pour avoir le quart d’eau (25 cl) réglementaire, il faut y passer trois minutes. Christophe a des fioles de 10 cl… tout juste bonnes à asperger les jambes. Enfin en creusant, il a nettement mieux : une bouteille de Salvetat, puis une autre d’1,5 litre. Bon, là, sans jouer les « originaux », on aurait fait avec moins. Mais ça oblige à une gymnastique : il doit prendre de l’avance avec son vélo à crécelle, avant de s’arrêter pour la tirer de son sac à dos. Éric, c’est le bouquet : il a juste une pipette à partager. Combien André regrette le temps de Claude Bousquet, employé aujourd’hui à le fête du chou de Nages. Ils avaient découpé à mi-hauteur un magnum, de façon à y insérer une bouteille courante de 50 cl. Le tout était introduit dans les poches latérales du sac à dos du cycliste. Résultat : le coureur n’avait qu’à tendre la main pour se servir. Et le suiveur pouvait s’arrêter faire le plein, dès qu’une des deux bouteilles étaient vides. Un procédé qu’André avait décrit à l’arrivée d’une de ses douze éditions, tant il lui semblait génial dans sa simplicité. Mais il n’était pas sûr que ni le commentateur ni le public ne l’aient compris. En tout cas, çette invention n’a toujours pas fait école. C’était il y a 15 ans ou plus… En 2018, l’entraînement a beau être plus consistant, de l’eau, avant d’arriver dans ces bidons, il en est passé sous les ponts.

« Je comprends ce que tu veux dire. » Enfin quelqu’un qui le comprend : c’est Christophe. Ils viennent d’aborder une longue ligne droite montante et plombée de soleil entre St Georges et St Rome. André, hors une paire de kilomètres du côté du Rozier, n’a eu aucune sensation positive jusque-là et vient de lui confier : « Ici, c’est terrible. » « Je comprends ce que tu veux dire » : la réponse qu’il fallait pour chasser toute idée d’abandon. Et éviter de répéter 2005. Tout le contraire d’aujourd’hui : à l’époque, il était dans un état de grâce, mais lucide, durant les trente premiers kilomètres. D’une facilité sans pareille. Autant en profiter : ce sera toujours des minutes ou des quarts d’heure de « matelas », si on rentre dans le dur. Et le « dur » est arrivé. Normalement ça passe au bout d’un quart d’heure ou de demi-heure. Cette fois-là une heure, deux heures un peu plus loin, il n’y avait toujours pas de répondant. Alors au bout de trois heures à se traîner, André avait bâché. Pour de bon : il était allé pleurer à chaudes larmes derrière ce bartas, pour que personne ne le voie. Pas même Claude le suiveur.

Un taiseux. Faut que je leur dise que je suis un taiseux. Bon c’est fait avec Francis Gil qui, avec une portion de journée devant lui, était descendu vers la Cresse pour accompagner jusqu’à Millau. Lui, ça compense, il est volubile. Je le glisse aussi à Claude et à Christophe. « Mais c’est normal, »qu’ils rassurent. Quant à Éric, il ne reste guère que la côte de Tiergues retour à avaler. Car tout est perdu : 11 h 30 s’il fait frais, 12 h 00 s’il fait chaud. Sauvons l’honneur : en terminant. Autant parler de « nos » courses respectives, encore fraîches. Plus jeune, la mort de Georges m’aurait hanté le jour et la nuit. Mais au contraire des coureurs des Foulées de St Jacques, je ne l’ai vu que vivant, voire bon vivant comme d’habitude. Et puis s’il était à Murat à cause de moi, que pouvons-nous, pauvres terriens, contre la force du destin ? Et les kilomètres passent avec arrêt une paire de minutes à tous les stands. Éric communique, par la voix ou les messages écrits, avec d’inconditionnels supporteurs. Quand il lâche le portable, il est aussi enjoué que Francis. Jusqu’aux gendarmes qu’il encense : « Merci d’être là ! » Histoire de ne pas les dégonfler, je laisse passer quelques mètres avant de tempérer : « Tu sais, Éric, en même temps ils sont payés pour ça… »

Un ultime objectif. C’est vrai qu’en parlant, la fuite du temps est moins monotone, moins ingrate. Il est neuf heures et demie : une petite idée derrière la tête se dégage. Ne pas s’arrêter de trop à St Georges. Mais il est où, ce foutu km 90 ? Non, à mon avis on ne l’a pas passé. Ah ! le voilà… Déjà dix heures moins le quart. Si j’arrive au rond-point Leclerc, et qu’il me reste 35 minutes, c’est jouable. Non, plutôt 40. C’est à peu près au km 95, et ça me ferait du huit minutes au kilo. Bon, on vient de parler avec Ricou des dix dernières bornes qu’il avait enchaînées ici-même à raison de cinq minutes au kilo. Et moi aussi dans un profil plat à Rognonas pour réussir les neuf heures, mais c’était il y a longtemps. Vingt-cinq ans déjà… Bizarre, je suis moins « cuit » quand je double. Embrayer toute la côte du viaduc en courant, mais sans excès : derrière il y a encore huit kilomètres. Bon après, c’est vrai, il y a du monde. Et des petits passages plus motivants que ces largeurs de Nationale. Enfin, le 95. « Va me chercher du sucre en morceaux. » Plus loin, Éric propose, les deux mains ouvertes : « Tu choisis, je t’ai aussi pris des pâtes de fruits. » Je rafle tout sans un mot. Seule compte la ligne d’arrivée !

PHOTOS DE Dédé: ICI

 

 

 

100 km de Millau (29-30 septembre 2018)

  1. Hervé Seitz en 7 h 19′ 06…. 392. Suc André en 12 h 55′ 00 (12ème M3 sur 1o2 arrivants et 152 inscrits)… 1017 arrivants.

Saint Baudille : entre ville et (cam)brousse

St Baudille, c’est la commune du Pont-de-l’Arn, autant dire les faubourgs de Mazamet. Pais si peu la banlieue… Bon, certes il y a un peu de route pour démarrer, mais bientôt l’on se retrouve dans les bois. Et pas de ceux que fréquentent les citadins, le dimanche après le repas familial : les ronces ne sont jamais bien loin.De surcroît l’équipe de la Mjc (l’organisateur) a cru bon de pimenter les derniers hectomètres en débroussaillant des sentes inédites. De façon à, dans leurs ressources faire puiser les athlètes. Ou les épuiser, c’est selon (mais les habitués des monts de l’Est du Tarn jugeront tout de même ces pentes digestes).

Mais tout se joue dans le premier kilomètre : le parcours emprunte un chemin de ferme. Dans les bâtiments agricoles, à deux mètres du souffle des coureurs, les vaches restent médusées derrière leur mangeoire, devant ce spectacle inédit. Quant au paysan qui ne voit de l’an personne s’égarer dans son univers reculé, que fait-il ? Insensible, il tourne les talons pour revenir en amont chercher une dernière brassée de foin. Comme il le fait dans un silence immobile les autres 365 jours… Dramatique indifférence ! Perso, je l’ai ressenti comme la vengeance d’un monde rural que trop souvent la société, c’est-à-dire les modes de vie dominants des citadins, réduisent à la portion congrue, sinon à néant. Et ce n’est pas sa femme, juchée sur son tracteur venant à notre rencontre qui m’a fait changer d’avis. Si elle a eu l’élégance de le mettre au point mort, j’ai eu, pour toute réaction à mon signe de la main, une attitude figée par la banquise. Sans réaction aucune, j’ai entendu (ou imaginé ?) qu’elle poussait un profond soupir stigmatisant la civilisation des loisirs et ses adeptes envahissants.

Pourtant, en l’espèce du respect des traditions, le club d’athlétisme avait bien joué le coup : les adultes étant allés se cabrer avec les mouflons (Combes, dans le massif du Caroux, Hérault), le club présentait ses meilleurs vieux. Avec, à leurs côtés, pour bien figurer le vide sidéral existant entre deux mondes, son meilleur espoir…

Les Monts de Saint Baudille

1. Romain Barthès (ES), les 12,5 km en 52’19….  11. Hugo Fabre (2ES) en 1h01’59… 31.Marc Fabre (2M3) en 1h06’57… 47.André Suc en 1h10’58. (101 arrivants)

 

Load More