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Marathon d’Albi : il a tout des plus grands

Albi est, pour moi, synonyme de retomber en enfance : aller au carnaval était l’unique sortie ludique annuelle de ma famille. Puis j’y ai suivi mes études, en entrant direct en 4e après l’école primaire. Études efficaces peut-être, mais surtout brèves : au bout de 2,5 années, les vacances de février 1969 furent… éternelles. Cela fait 53 ans, et je ne me lasse pas de continuer à parcourir les rues.

Mais d’abord rendez-vous au stadium dans un créneau horaire juste suffisant. Ravi d’y rencontrer le Brassagais Romain Barthès, qui m’informe que je suis une “vedette” (suite de prestation de jeu TV) pour ses grands-parents vieillissants. Lui, pas mal non plus : petit décrassage au programme, quinze jours après le marathon de Paris bouclé en un temps enviable de 2h 45mn. Un peu plus loin, un jeune homme m’interpelle : “Vous êtes bien André Suc ?Oui, le vrai !” J’avais plus ou moins reconnu Guilhem Rouquette, que l’on voit de temps à autre sur ce même site internet. Sa grand-mère (M-Louise Pons) m’en parlait volontiers voilà 5 ou 6 ans. Et le minime a grandi. De justesse, je remplace la question :“Ah, tu as déjà le permis ?” par une interrogation plus neutre “Tu es venu seul ?” À la bonne heure, Guilhem est en bonne forme, et il ne va pas tarder à le prouver, 10 km durant.

En course

8h et 45 mn : c’est parti pour plus de 800 athlètes, sur marathon et semi : avenue colonel Teyssier, le Lude, parc Rochegude, Grand Théâtre. Et nous voilà dans la superbe ville “Unesco”. Nous en sortons par les Lices et la Croix-verte pour rejoindre la route de Millau, les Planques et St-Juéry, le pays des hommes au coeur d’acier. Peu après, bien loin des torrents impétueux de nos montagnes, le Tarn se dévoile dans sa majesté : serein et apaisant, tout en large courbe. Tiens, un maillot connu. Je le suis sur pluisieurs hectomètres, avant un petit coup de collier. Dans cette tenue : Philippe Augé. Il est sur le semi, et a reconnu ma voix au préalable car je suis – comme d’autres confrères – très heureux de me retrouver avec eux dans l’effort, secouant ainsi l’étouffante chape de plomb qui a pesé sur nous pendant deux ans. Philippe trouve aussi que ces courses d’Albi sont parfaitement organisées. Il applique à la lettre les conseils de son compatriote de St-Affrique Serge Cottereau (qui court toujours, après avoir gagné le marathon d’Albi en… 1970) : arrêt à tous les ravitos, et marcher les quelques mètres que dure l’alimentation. Il est sur l’objectid de 2h -2h15 mn. Mais ce n’est pas tout : cette après-midi même, Philippe va à Castres superviser des courses de jeunes.

Mille bravos !

Chapeau bas donc à vous – officiels et officieux – qui permettez à tous – petits, grands, vieux – de trouver un cadre régulier pour exprimer la joie de trouver un parfum de franche camaraderie, et surtout la nécessité du “vivre ensemble” par-delà l’esprit de compétition. Un peu plus loin, au km 15, un aboyeur de temps. Encore un “essentiel” : l’ami Claude Sylvestre qui me renseigne sur ma santé : “Allez, tu es toujours en forme !”. Pourtant, j’ai comme un doute sur la bonne gestion de la journée précédente : animation du concours de belote de Nages, avec une rentrée matinale vers 1h30. Soit au total, compte tenu de l’agitation due à la nouveauté de l’événement, deux à trois heures de repos.

Mais quel bonheur, ces tunnels (1000 et 300 m) construits pour un train qu’ils n’ont jamais accueilli. Aucune senteur au plus profond : à se demander s’il n’y passe jamais que des moteurs humains… Le mien va bien, merci, mais cependant l’allure a faibli. Rattrapé par 4 ou 5 individus chenus, je ne peux m’empêcher de leur lancer : “Bienvenue au club des aînés !” Le meneur d’allure pour 4 h 30 est sur mes talons. À partir du semi, nous allons naviguer de concert. Tant bien que mal, car à plusieurs reprises je fais l’élastique, mais nous parvenons ensemble au km 31. Compte tenu de mon état de fatigue et d’insomnie, il ne paraît pas raisonnable de poursuivre dans le rouge plus longtemps. Il a un peu d’avance, me dit-il : avec l’effet retard de mon passage sous le portique de départ, je vais me contenter de l’avoir dans le champ de mire, et ça devrait passer pour 4 h 30. Mais bien vite – est-ce ma vue qui baisse ou l’écart qui grandit ?- je ne le vois déjà plus… Je m’accroche cependant en puisant dans mes réserves : le combat continue, km après km, sans même me rendre compte que je frise la minute supplémentaire pour chacun d’eux.

Dernières cartouches

Maintenant, l’objectif c’est 4 h 35 : c’est, au 39e ce que je spécifie à un camarade de fortune. Ou d’infortune : finalement, ce sera 4 h 36 mn. Mais comment et à quel endroit aurait-on pu arrêter la fuite du temps ?

Quand on le réfléchit, ça fait lourd, comparé à mon dernier marathon, ici-même en 2018 : 3h 51 mn. À ce rythme, en 2025 ou même avant, je suis hors délai. Mais ça ne fait rien, je vais le tenter quand même : l’épreuve est si belle !

Classements

10 km : Guilhem Rouquette, 36’28 ; 13e sur 369 arrivants ; 3e Espoir.

Semi : Philippe Augé, 2 h 11′ 41″ ; 429e sur 476 arrivants.

Marathon : André Suc, 4 h 35′ 43″ ; 201esur 236 arrivants.

Ronde : d’excellents et transcendants Lacaunais

Des “Frais” aux “Vieux”, cinq équipes étaient alignées sur la Ronde, ce dimanche 30 janvier.

Joli tir groupé (en trois minutes) sur le parcours initial de 13 km, où les doyens Alain Valette et Francis Gil précédaient de quelques encablures Élodie Alinat (peut-être Anne-Sophie Troadec ? Je n’ai pas tout compris…), et les Véro (Bardy et Calas). La suite, sur le deuxième parcours, c’est Axel, l’aîné des Calas (Gens Bons frais) justement qui allait en faire son affaire : dévorant André Suc, avalant Éric Cambon, chassant Tristan Rascol et Lionel Maffre, d’une foulée impériale, il caracolait. Pour signer d’axellents temps et place (25e en 1h 14′ 31, pour 17,560 km). Restait aux Gens Bons Frais suivants à tenir la route, et ils n’ont pas failli : sur le troisième parcours de 11,7 km, Joaquim Luis s’imposa largement sur ses contemporains (plus de 60 ans) comme sur ses voisins Pascal Roussaly, Tatiana Devic, Sonia Bardy et Daniel Cambon. Quant à Hugo Fabre (29e en 1 h 17′ 32 + parcours commun), c’était l’autre fer de lance de cette équipe, et il fut sur le même tempo qu’Axel, avec un parcours terminal plus rude. Reste à signaler les vaillants de cet ultime parcours, réservé au coureur d’élite de ces 280 équipes souvent composées dans la proximité : Anthony Valette (76e), Tanguy Rouquette, le vétéran Marc Fabre et Dominique Domeracki. Avec une mention particulière pour Tanguy (86 e), par ailleurs pompier volontaire qui, pour son baptême du… feu dans l’athlétisme, a été plus que brillant. Il est encore dans la catégorie “Espoir” (autour de 20 ans), voilà qui promet. Au final, les Gens Bons Frais sont 67e au général.

Loin de ces jeunes loups, à l’autre bout de la chaîne, l’on espérait tous un podium pour ceux qui doivent désormais calculer sur le court terme : les Vieux Gens bons. Ils ont été transcendants certes, mais surtout sans dents pour André Suc (30′ de retard sur Axel !) et le vétéran des vétérans Daniel Cambon. Reste quelques chicots pour Francis Gil et le très volontaire Marc Fabre. Si bien que les Vieux émargent à la deuxième place de leur catégorie (65 ans et plus). Tout de même ! Bravo à eux ! Et n’allez surtout pas répandre qu’il n’y avait que deux équipes dans ladite catégorie…

Au rayon des commentaires, dans la catégorie débit, l’on pouvait entendre un tarif d’inscription jugé excessif (refrain connu) pour un club exclusivement composé d’adultes. Et aussi, par suite de défections en cascade (soit par atteinte du virus ou autres pathologies, soit par opposition aux règles gouvernementales de la politique de santé) une sixième équipe a dû déclarer forfait (comme dix autres qui n’ont pu se présenter à Castres). Le refus de remboursement des frais d’inscription passe mal, étant donné que les Lacaunais sont depuis des lustres des bons “clients” de la Ronde. Dans la catégorie “crédit”, les parcours, remaniés cette année, ont séduit dans leur ensemble ; l’organisation générale est toujours top, et les animateurs Philippe Aubert et Francis Thomas insufflent un caractère spontané et dynamique à leurs commentaires. Enfin reconnaissons que se charger d’organisation de ce type par les temps qui courent encore relève du sacerdoce, et dénote un courage de tous les instants sur une période de plusieurs mois.

Enfin, une mention particulière pour Éric Cambon qui a dû composer avec les désirs, défections, annulations engagements des uns et des autres. Une mention à partager avec ceux qui sur un coup de fil de dernière heure ont accepté de changer leur destin de cette journée. De la patience et de l’altruisme… et ça ce n’est pas rien !

Templiers : le monde a bien changé

À l’ordinaire, le plus difficile et motivant à atteindre, c’est la ligne d’arrivée. À Roquefort, ce dimanche 5 décembre, c’était la ligne de …départ.

Vu de Castres, Marc (Fabre) est confiant. Mais c’est sans compter sur une traîtresse côte de Bel-Air que sa Mégane (bâtée peut-être, mais pas bien chaussée) refuse d’escalader sous un manteau de neige en évolution. Jadis, Marc contrôlait des dérapages avec des copains sur les neige et glace. Rien que pour rire… mais ça c’était dans le monde d’avant. Qu’à cela ne tienne, je descends tranquillou de Cabannes, et formé naguère à la dure école des tournées postales du Masnau-Massuguiès, a priori il me reste encore des rudiments.. Arrivés à Lauras, des voisins de parking s’étonnent-ils de notre tenue légère en short (court en français) ? “Pas d’inquiétude ! Et encore on a fait un effort de présentation : à Lacaune en cette saison, ils sont tous en maillot de bain.”

Une première côte laborieuse… enfin pas trop
Navette, dossard et départ devant l’église. Hugo (Fabre) a déjà pris son indépendance (Orchis, 35 km). Pour nous les vieux, l’Adonis (25,6 km, 1100 m.dén) suffit amplement. Marc en descendeur fou se place dans les 2 km initiaux, et nous voilà sur l’autre versant de la vallée. Suivent des vallonnements avec un terrain plus que glissant, et je n’ai pas (là non plus, mais chut !) de pneus spécifiques. Qu’à cela ne tienne, je choisis l’herbe de bordure ou, à défaut, l’ornière la plus boueuse, censée avoir un effet (léger) de ventouse. Et ça passe. La côte (1/3) est là et sur le sentier tous les athlètes marchent à la queue leu leu. Une minute, puis deux, trois, …dix, avec un rythme à rapprocher des Passejaires dans leur version douce du lundi. Nous ne sommes plus du tout dans l’effort. Je roumègue, mais en mon for intérieur, pour ne pas casser l’ambiance (modeste). Arrivés en haut, je me faufile dans un groupe de photographes qui s’extasient avec force photos et commentaires. “Eh oui, la neige est blanche cette année…” Sommes-nous dans une épreuve athlétique, de dépassement de soi ? Le monde a bien changé : je revois encore notre instituteur nous encourager à aller au bout del’effort pour notre cross annuel. Comme je buvais ses paroles. Mais j’ai retenu aussi la face moins euphorique de cette seule sortie scolaire : il fallait plier le maillot, et bien comme il faut !

Un plateau séduisant

La suite est un plateau avec des pistes charretières (ou plutôt, car le monde a bien changé : “quadattières” aujourd’hui, car même les bergers d’ici sont modernes) entrecoupées de monotraces. Rebelote après le ravito de Labastide-Pradines (vélorail, sortie de fin d’année de l’ACL et son école, en 2014 ?), mais les rangs se sont éclaircis et donc montée fluide, dans les capacités du moment. Public au rendez-vous et enthousiaste à Tournemire, juste avant d’aborder la côte 3/3 (du Combalou ?), et là je suis bien content d’avoir une vague devant moi… Vu la coupure d’un an et un entraînement limité (chaque 5 jours), au-delà de 20 km et 800 m. dén, mon aisance n’est plus valable (cela dit sans gémir). Enfin, la descente dans le bourg se fait par une succession d’escaliers, puis par un passage dans une fromagerie (du moins un hangar), et une ultime côte modérée conduit à l’arrivée.
Marc, descendeur fulgurant est satisfait, mais concède qu’il préfère la course des Hospitaliers. Bonne nouvelle : il est 1er des M6, mais comme le monde a bien changé, il n’en aura pas de gratification particulière. Quant à Hugo, je n’ai pu recueillir ses impressions sur l’Orchis trail. J’ai vu plus tard (sur l’écran de mon PC, le monde a bien changé) qu’il avait franchi la ligne d’arrivée. J’espère que lui aussi s’en est rendu compte. Ce serait dommage qu’à l’heure actuelle, il continue à courir… Pour rien !
Orchis Trail. 1er Nicolas Tabarant en 3h et 17sec.; 10. Romain Barthès (de Brassac) ; 68.Hugo Fabre en 3h58’10”. 617 arrivants.
Adonis trail. 1. Killian Allaire, 1h56’12”. 89.Marc Fabre en 3h07’25”, 1er M6. 205.André Suc en 3h36’57”, 2ème M6 (sur 5). 434 arrivants.

Je rajoute les résultats d’autres athlètes du pays non moins valeureux : ils méritent d’être connus même si je ne les avais pas reconnus. Orchis trail : 163. Gregory Rascol (Nages) ; 180. Jérôme Bernat (la Trivalle) ; 351. J-Luc Maraval (organisateur de Brassac-St-Agnan) ; 352. Xavier Donnadieu (éducateur des jeunes têtes blondes de Lacaune). Et sur le Rock shot (un peu moins long que l’Adonis): 49. Guillaume Fages ; et les Nageols 80. Frédéric et 123 Aurélie Joucla (2e M0). Et d’autres qui m’ont sans doute échappé, car trop véloces peut-être.

C’est gala !

Par monts et par …Valdériès

C’est à la fin de la foire, ou du marché, que l’on compte les bouses…

Vaillamment ce dimanche 7 novembre, je me présente à la distance maxi du trail du Ségala : 23 km. Depuis 2014, les organisateurs déploient des trésors d’ingéniosité pour transformer ces parcours de douces collines en profil ingrat chaque deuxième dimanche novembre depuis 2014, avec deux exceptions notables : 2020 contre le Covid, et 2015 en urgence suite aux attentats de l’avant-veille. Des trajets adaptés à la mode actuelle avec la complicité du monde paysan local qui voit d’un bon oeil ses pâturages dévolus aux bipèdes durant quelques heures. Le reste du temps, c’est le terrain des quadrupèdes car comme chacun sait le veau du Ségala a acquis ses lettres de noblesse. Des veaux, j’en ai rencontré, l’air ébahis : “Non mais, t’as vu ce type soufflant et crachant, qui se traîne là-bas ? Tu crois qu’il va arriver en bout de côte ? Si ça se trouve, ce vieux il a connu notre décasaïeule…” Quant à leurs mères et leurs tantes, heureuses, luisantes, épanouies, elles se contentent de juger, plus placides : “Et eux, ils ont besoin de se crever comme ça pour apprécier le pays. Tu me diras pas que cette espèce est carrément désaxée… en plus, ils se bombardent tous athlètes, champions, des phénix carrément, quoi… Comiques ! “

Suite à un arrêt technique précoce, je suis parti en dernière position. Il ne me restait plus qu’à doubler… Contrat rempli, mais avec modération.

C’est à la fin de l’épreuve sportive que l’on compte les champions. Visiblement (voir classement), je n’en suis pas… Ce sera pour une prochaine fois (peut-être…)

Trail 23 km : 1er Guillaume Cavalier (un local) en 1h 47′ 54″. 71e : André Suc, 2h 38′ 03 ” (2e/2 M6) …88 arrivants.

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Confinement et entraînement : les conseils du professeur Bossuc

Faire face à la crise, même pour les résidents en appartement ou en studio, c’est possible.

  1. Scier deux pieds (consécutifs) de votre table. Clouez-les sur votre sol, parallèles au mur, le premier installé à une distance équivalente à la moitié de la longueur de la table (entraînement en résistance dure), le second, dix centimètres plus éloigné (entraînement en endurance)
  2. Installer la table, de façon qu’elle forme un plan incliné allant de l’un des pieds cloués jusqu’au mur.
  3. À partir du robinet du lavabo, bricoler un ballon de mélangeur eau-savon qui aboutit par un tuyau à une rampe de diffusion installée sur le bord supérieur de la table.
  4. En tenue d’athlète, vous ouvrez le robinet et vous vous postez au pied de la table en essayant de la gravir en enjambées durant le temps que vous aviez prévu de consacrer à votre entraînement (c’est le plus dur : il faut fixer le mur en imaginant des paysages somptueux… durant deux heures pour un entraînement “marathon”, au moins trois fois par semaine).
  5. Diététique. Vous conservez les trois repas, mais vous allégez le repas du soir tous le temps que durera le temps du confinement.
  6. Vous n’aviez qu’une table ? Vous prenez votre repas au-dessus du lavabo (en fermant le tuyau d’évacuation : ainsi si vous n’avez pas dévalisé les grandes épiceries en vous créant un stock décennal, vous pourrez toujours récupérer les miettes en cas de pénurie).
  7. Vous vous inscrivez pour la course de Murat le dimanche 23 août. Avec ce plan d’entraînement, le professeur Bossuc vous garantit une place dans le Top 100.

Ronde : stratégie et vélocité

Les présidents, ça ose tout, même la stratégie. Ainsi Éric Cambon, celui de l’ACL, avait imaginé combiner talents confirmés et plus modestes, afin de parvenir à faire couper la ligne à 32 Lacaunais dans le même élan. Succès mi-tigé, mi-raté. Ou, pour les plus optimistes, réussi à 50 minutes près.

Tous des jambons, mais prenons le cas des fumés, terminant 291e sur 366 arrivants. Même si Maria Jacquier leur a fait gagner quatre places, le paradoxe s’appelle Hugo Fabre : le meilleur des Lacaunais ! Et le plus jeune. Il a avalé 118 concurrents pour émarger à la 14e place de l’étape 3. Mais est incapable d’ingurgiter les 22 secondes qui lui auraient fait battre le record de l’heure. Les Frais (250e) ou plutôt les fraîches : pour accompagner ces filles (Anne-Sophie Troadec et la performante Manon Maury), Thomas Rul et Lionel Maffre ont navigué au mieux. Quant aux Vieux, ils ratent la victoire parce qu’ils avaient un athlète de seulement 63 ans dans leur rang. Pour autant être “jeune” n’est pas une maladie, sinon ça se soigne… avec le temps. Et puis l’intéressé, Marc Fabre, sympathique et motivé, est aussi performant : engagé sur le difficile parcours 4, il se met comme une serpillière pour leur faire gagner neuf places. Quant à Tonton Daniel, le doyen, outré, il a lancé aux militaires en treillis et rangers qui les doublaient sur le parcours commun : “Avant de vouloir défendre la patrie, il faudrait en respecter ses traditions ! ” Et vlan, 1,60m pour 50 kilos et même pas peur…

Les crus vont aller crescendo, prouvant ainsi qu’ils n’étaient pas… cuits : Véronique Calas, Yolande Culié, Vincent Duvernay puis, clôturant en apothéose, Anthony Valette. Idem pour le Trivallois Jérôme Bernat (équipe des Raideurs de la gentiane, 166e au final), qui fermera avec brio le chantier ouvert par les Garenq’boys Grégory Rascol et Geoffrey Roques. Quant aux 160e, les toulou’zinzins, ils sont à moitié Lacaunais, naisnais grâce à leurs deux plus performants z’éléments mentsments, les Da Silva frère et soeur. Ensuite, c’est du serré. Pour les “avec os” partis sur un rythme fort élevé (38e) avec Jean-Philippe Suc, ses comparses ne pourront digérer le tempo : ils s’étioleront peu à peu (150e). Tout l’inverse pour les “sans os” : les dames Bardy n’avaient certes pas démérité, mais que dire des Cambon fils et père : ils propulseront l’équipe au 145e rang. Quant aux Rascoulet (141e), Stéphanie et Nicolas s’entendront comme des Barrols en foire pour maintenir le rythme imposé par Oncle Jean (le Picsou du club). Restait à Tristan à… mettre le feu (après l’avoir éteint dans la nuit avec ses amis pompiers). Mais, en cette journée pluvieuse, les gagnants sont : les jambons secs (111e, et donc trois fois n°1), bien lancés par Silvère Assié. En suivant Dominique Tichit et Tatiana Devic flirtent avec la 200e place. Restait à Christophe Tichit à finir le travail. Et de belle manière : 58e sur le parcours des as.

Il est désormais demandé à tous ces protagonistes de maintenir le tempo jusqu’à la 39e édition de la Ronde, pas trop givrée depuis quelques années. Pour faire encore mieux !

Jogging téléthon à Murat

À Murat sur Vèbre, ce samedi 23 novembre, c’est jour de téléthon (anticipé en raison d’occupation ultérieure de la salle pour d’autres animations). Rendez-vous à 14 h dans la salle du Petit Train pour un départ commun aux deux parcours : 4,5 km et 16,5 km. Pas de surprise : ce sont les deux circuits de la course des “Foulées de saint Jacques”. Goûter et possibilité de douche sur place à l’arrivée. Alors, sans réservation ni inscription, n’hésitez pas à vous mouiller pour la bonne cause !

Le téléthon ce sont aussi d’autres animations, en particulier une soirée conviviale (assiettes diverses et spectacle autour de majorettes, bourrées (danses bien sûr !) et country comme au Far Est (programme complet sur affiches ou site de la mairie de Murat).

Assemblée générale : cadets et juniors au top

« Quand nous partons en équipe, par exemple sur l’Aubrac, chaque occasion est bonne pour évoquer notre charcuterie… » Le président Éric Cambon ouvre ainsi la 29e assemblée générale de l’Athlétic-club lacaunais. Il est aussi la cheville ouvrière des « charcu’trails », courses locales. Une édition 2019 (1er septembre) remarquable : 444 inscrits sur le stade de la Balmette. Avec d’emblée une nouveauté jugée positive : la traversée du bourg. Même le trésorier Jean Rascol y retrouva son compte ce jour-là, dans un exercice qui, cependant, affiche un solde négatif au bout de l’an.

            Claude Sylvestre, entraîneur des enfants avec Mélanie Caron et Philippe Augé, retraça les performances de ses poulains. Motivés pour la compét’ – comme les parents, de Lacaune, ou venus des « banlieues » (jusqu’à Anglès et Saint-Sever d’Aveyron) pour les accompagner au loin – mais la position excentrée de Lacaune reste un handicap. Courir, sauter, lancer : ce sont aussi les gammes hebdomadaires dans le confort de la salle des sports, le samedi de 10 h à 12 h, avec complément possible le mardi soir. En marge, la section baby (3-5 ans) draine les sportifs de demain. À noter que la poussine Peppa Victoor tombe le record du 1000 mètres.

Piste, cross, trail et route

            Outre ses conseils aux vétéranes loisirs, Patrick Cavaillès a sous son aile cinq jeunes en phase de bonification de leurs aptitudes : les cadets Antoine Azam (56’49 aux 400 m) et Maxime Fabre (premier au récent cross de Lescure) et les juniors Guilhem Rouquette, Anthony Di Rinaldo et Éva Nègre (moins de 45’ aux 10 km de Castres). Après le long voyage vers Vittel en 2019, l’objectif n° 1 de l’hiver est le national de cross à Montauban. Ce sera en mars 2020 pour clôturer, en solo ou avec les copains du Tarn Sud Athlétisme, une saison d’hiver prometteuse. Pour les courses hors stade du Parc du Haut Languedoc, les rois de l’infanterie 2019 sont Jean-Philippe Suc et Hugo Fabre, tandis que le vétéran M5 (61-65 ans) Marc Fabre fait de la résistance active (5e).

            « Vous êtes nos ambassadeurs. » En clôture, le maire Robert Bousquet confirma les propos d’Éric Cambon. Et, devant ses doléances, précisa que quatre chauves-souris au pedigree particulier entraveraient, biodiversité oblige, durant plus d’un an encore le passage des bull-dozers dans le tunnel. Quant à ajouter une aile de stockage commune avec le rugby au bâtiment céans, ce sera possible sur études de dossier. En suivant, comme les 78 athlètes de l’ACL sont à l’aise dans leurs baskets, ils oublièrent la diététique, au moins pour ce soir du 16 novembre : soupes au fromage et pâtisseries à gogo.

(clichés Jean-Jacques Jacquier)

Sorèze : Allons enfants dans la prairi-ie…

Lundi 11 novembre 2019, les Lacaunais sont allés défier l’ennemi lors d’opérations extérieures (Opex). Avec succès pour les vétérans, surtout les vétérans 5.

Petite précision : dans sa grande générosité, la Fédé a généralisé, y compris aux courses sur route, les tranches d’âge par cinq ans. Soit V0 (vétéran 0 ou M0 comme Master) pour les 36-40 ans, V1 pour les 41-45 ans, V2 pour les 46-50 ans, etc. Si bien que Jean Rascol, fringant sexagénaire, est désormais… V5 ! Et de surcroît, premier de sa catégorie sur le 10 km. Mieux encore : la concurrence n’a pas osé se présenter… Même caté pour Marc Fabre sur le 19 km, et même place – la première – cette fois devant une petite colonie. Voilà qui vaudrait bien une Marseillaise.

En ce jour de commémoration de l’armistice, Hugo Fabre se souvient sans doute du moment où, en visite touristique à Paris, il était passé au bon endroit au bon moment : à 18 heures devant l’Arc de triomphe. Encore enfant, il avait été choisi par les autorités pour ranimer la flamme sur le tombeau du Soldat inconnu. Ce présent 11 novembre, il a délégué cette tâche au président Macron. Car Hugo, ayant encore des séquelles d’une blessure, voulait malgré tout remonter au front pour préserver son territoire de représentant sportif majeur dans le Parc du Haut Languedoc. Avec tempérance dans les premiers hectomètres. Puis, foin des planqués de l’arrière, il est passé à l’offensive dans les bois escarpés, en suivant un itinéraire parallèle à la monotrace. Une stratégie payante qui lui a permis de contourner l’ennemi pour atteindre en position favorable les cimes, afin de porter son regard sur la ligne blanche des Pyrénées. Hugo sera le premier Espoir à défiler dans la ville. Juste devant un autre homme du rang : Christophe Tichit, obnubilé il est vrai par la chasse à ses… amis les champignons : “J’en ai vu en passant. À mon avis ils sortent toujours.” Nous sommes sur le 19 km, et le farouche départementaliste (dossard 81) Jean-Philippe Suc avait déjà conquis la ville depuis cinq minutes. Mais à la guerre comme à la guerre, J-P a dû cependant baisser pavillon devant un autre vétéran 4. Il a donc perdu une bataille. Mais pas la guerre : c’est lui qui a conquis le plus de points tout au long des courses du Parc 2019. Ce raid de 19 kilomètres : une distance inédite pour Joaquim Luis. Mais, hors d’un épisode où il est parti les pieds devant (glissade), il s’en est tiré à son avantage. Lui, comme il le contait dans le char de retour (une automotrice pouvant circuler selon la nécessité sur trois, ou quatre roues) a choisi résolument, après une enfance portugaise, la république française pour bannière. Quant à André Suc, il est tombé au champ. D’honneur ? Pas tout à fait : il a glissé sur une bouse, et s’est affalé face contre terre comme le Dormeur du val. Pas de trous au côté droit (ouf !), juste quelques éraflures au coude. Tragique pour le garçon vacher qu’il fut dans sa jeunesse.

Revenons sur le 10 km. Là, Tatiana Devic termine à quelques hectomètres du trésorier de l’ACL, c’est dire si elle signe une performance de bonne facture. Quant à Dominique Tichit, elle qui aspire à trottiner dans toutes les côtes, a dû s’adapter sans doute au train des marcheurs. Elle termine à la charnière des 2/3 des concurrents. Augustin Cambos, lui, se moque du tiers. Mais pas du quart : il arrivera de justesse dans ce premier quart (19 km).

Nous retrouverons les meilleurs représentants lacaunais de l’infanterie régionale prochainement pour l’attribution de rosettes (et de jambons) à Saint Amans Soult, dans le cadre du challenge du Parc. Parmi ceux qui accumulent le plus de citations à l’ordre de la passion : Jean-Philippe Suc, Hugo et Marc Fabre…

L’Oritrail 19 km : 1.Romain Barthès en 1h 40′ 23″… 26. Jean-Philippe Suc 2M4 en 1h 59′ 30″… 46.Hugo Fabre 1Espoir en 2h 05′ 03″… 49.Christophe Tichit… 59.Augustin Cambos… 91.Marc Fabre 1M5… 146.André Suc… 157.Joaquim Luis… 238 arrivants.

L’Oritrail10 km : 1.Jonathan Coufourier en 54’20″… 62.Jean Rascol 1M5 en 1h 16’52″… 69.Tatiana Devic 3SF126.Dominque Tichit… 178 arrivants.

Lamalou : les Suc aiment la castagne

          Il semblerait que les coureurs de l’ACL sont moins vaillants qu’avant, il y a deux ou trois ans ? En tout cas, ils se précipitent beaucoup moins sur les courses du Parc. Ils étaient donc seulement deux sur les 23 km, et aucun sur le 10. Certes, il y avait des célèbres « entrées maritimes », mais de mon point de vue j’ai trouvé la pluie douce à mes bras nus. Et comme dit le maire de là-bas « Lamalou est une ville d’eaux » (ça peut marcher à Lacaune aussi).

Jean-Philippe, le bon Suc, ne s’en laisse pas compter. Au moins dans sa catégorie (M2). Enfin, sauf exception : « Dans une portion de descente un peu scabreuse, un V2, il s’appelle Assemat, m’a doublé avec autorité. Qu’est-ce que je pouvais faire : le suivre et me rompre les os ? » Jean-Philippe a déjà un pied dans le marathon de Toulouse, dimanche prochain. Bon courage, car même si le dénivelé n’était pas dantesque, et les pentes en général embrayables au (petit) trot, il faut quand même quelques jours pour gommer les effets des castagnes. Quant à moi, le moins bon des Suc, je me réjouissais d’avance : pas d’Édouard, ni de Pascal Gonthier, ni de Marco (où est-ce qu’il est passé celui-là ?), donc un boulevard pour être champion V3, enfin ! Eh bien, non, il y a des païbassols qui au lieu de jouer à la belote comme tous les vieux de leur âge, tiennent la route, ou plutôt les chemins. Perso, j’ai bien apprécié ce parcours, sans difficulté créée de toute pièce, et où je pouvais regarder mes pompes sans scrupule (épais brouillard), mais que la fin fut longue (et indécise avec un jeune mais résistant concurrent) pour revenir au casino ! À noter quand même, et je ne m’en réjouis pas : dans le top 10 de ce trail des castagnes, il y a quatre V2 (et au total 9 V2F sur 85 arrivants). Vous voulez plus fort ? D’accord ! Sur le 10 km, dans le Top 10, figurent 2 V3… Heureusement que le jeune et fringant Romain (Barthès, 23 ans) joue, et gagne (une fois de plus).

Lamalou (Trail des castagnes, 23 km)

  1. Romain Barthès en 1h 52’ 19… 8. Jean-Philippe Suc (2M2) en 2h 11’ 47… 51. (quel pastis !) André Suc en 2h 38’37 (3M3) (85 arrivants).

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