Courses Adultes

L’échappée belle d’Axel

🔴🔵 ÉCHAPPÉE BELLE — 36H58 POUR TRAVERSER BELLEDONNE 🔵🔴

Vendredi 21 août, 8h, Vizille.

Départ pour l’objectif de l’année : 150 km et 11 400 m de D+ au menu.

En entrée : salade de cailloux.

En plat : entrecôte de cailloux.

Et pour finir : tiramisu de cailloux. 😂

L’Intégrale de l’Échappée Belle consiste à traverser le somptueux — mais terriblement difficile — massif de Belledonne.

🏔️ UNE ANNÉE DE PRÉPARATION

Tout au long de l’année, la préparation aura été plutôt bonne, sans aucune blessure. Un seul pépin : l’abandon sur l’Épineuse en juin dernier.

Hormis ça, une année au top, avec de beaux résultats sur l’Albator, la Black Mountain, la TransAubrac et le Trail de la Barousse.

Il y a également eu un stage inoubliable dans les Vosges avec Nath, Hervé, Christelle et Val. Un sacré séjour !

Puis un second stage en juillet, dernier gros bloc d’entraînement et reconnaissance de l’Échappée Belle, avec Cédric Chavet.

Une vraie chance d’avoir pu partager quatre jours aux côtés d’un athlète de ce niveau et avec autant d’expérience. Beaucoup de conseils, de bienveillance et une très belle découverte.

Pour ceux qui cherchent un stage : foncez, vous ne serez pas déçus !

🌧️ VIZILLE → FOND DE FRANCE

J’arrive donc ce vendredi 21 août, fin prêt pour défier ce terrible massif.

Encore un peu de fatigue après les fêtes de Lacaune le week-end précédent… mais l’envie comblera tout ça !

Le départ est donné à 8h.

Dans l’excitation du départ, j’oublie mes flasques à l’appartement réservé la veille… 🤦‍♂️

Tant pis, deux bouteilles d’eau en plastique feront l’affaire pour cette première section.

17,6 km et 1 630 m de D+ pour une mise en bouche. Il pleut depuis le départ et nous sommes tous trempés.

Je récupère enfin mes deux flasques grâce à Manon et Amandine. J’en profite pour bien me ravitailler car je ne reverrai pas mon assistance avant un long moment.

Environ 50 km et 4 500 m de D+ avant de rejoindre la première base de vie de Fond de France.

Trois refuges sur cette section : la Pra, Jean Collet et Habert d’Aiguebelle.

Cette partie, je la connais grâce au stage avec Cédric en juillet. Pas de surprise donc !

Col de Freydane et descente dans son glacier, col de la Mine de Fer, Brèche de Roche Fendue, Pas de la Coche, col de l’Aigleton et col de la Vache…

Une section ultra-technique, où aucun relâchement n’est possible.

Puis, dans la longue descente vers la base de vie, un énorme orage éclate.

Pluie, neige, grêle… les éléments se déchaînent.

Je suis frigorifié. Mes genoux se bloquent totalement. Je rejoins péniblement la base de vie, dans un état qui n’est vraiment pas au mieux.

Bien réconforté par Manon et Amandine, je repars au sec, avec de nouvelles chaussures et le ventre plein.

Frontale sur la tête, direction Gleyzin.

FOND DE FRANCE -> GLEYZIN

12,8 km et 1 056 m de D+.

Je progresse bien dans les montées, mais je ressens toujours une gêne dans les descentes. Je subis complètement cette partie jusqu’à Gleyzin.

Je me pose un bon moment. Je ne suis vraiment pas bien.

Des idées noires commencent à rentrer dans ma tête.

J’allume mon téléphone.

Les nombreux messages d’encouragement me font un bien fou.

Et puis les mots d’Hervé me remobilisent immédiatement.

Je ne cours pas seulement pour moi sur cette Échappée Belle.

Je suis aussi là pour le venger.

Lui, avec un palmarès juste incroyable, avait été contraint à l’abandon l’année passée.

Je ne peux pas le décevoir.

🌙 LE COL DU MORETAN

Je repars donc de Gleyzin reboosté pour affronter la section mythique de la course :

Le fameux col du Moretan.

10 km et 1 500 m de D+.

Une longue, très longue montée de nuit, extrêmement technique, comme je les aime.

Je progresse lentement mais sûrement et dépasse pas mal de concurrents en perdition.

J’arrive enfin au sommet, à près de 2 500 m d’altitude.

Mais le plus dur est devant moi…

La descente.

Neige, cordes, pentes abominables… un véritable chantier !

À la limite même du raisonnable.

Mais bizarrement, je prends énormément de plaisir sur ce début de descente.

Petit arrêt rapide à Périoule, puis je repars pour 10 km et 700 m de D+ jusqu’à la deuxième base de vie : Super Collet.

😴 LEVÉ DU JOUR

Cela fait maintenant 24 heures que j’ai pris le départ et je n’ai toujours pas dormi une seule minute.

Dans la dernière bosse avant Super Collet, je commence à somnoler.

Alors je commence à chanter !

Les fêtes de Mauléon, Le Berger en vallée d’Aure, Le Refuge… tout y passe ! 😂

Et finalement, j’arrive à me débarrasser de la fatigue avant d’atteindre la base de vie.

À Super Collet, je me couche 4 minutes.

Je me change, j’enfile T-shirt, casquette et lunettes de soleil.

Plat de pâtes, fromage…

Et ça repart !

☀ SUPER COLLET → VAL PELOUSE

18 km et 1 600 m de D+ pour rejoindre Val Pelouse, avec deux passages de cols à plus de 2 000 m.

Bizarrement, malgré la fatigue et les douleurs musculaires, je me sens plutôt bien.

Je progresse correctement, je parviens toujours à bien m’alimenter et à m’hydrater.

Je rejoins Val Pelouse sur un bon rythme malgré une douleur qui commence à apparaître au releveur de mon pied gauche.

À Val Pelouse, passage express chez le kiné pour poser un strap sur mon pied.

Soupe, fromage, riz…

Et me voilà reparti pour l’avant-dernière section de cette course !

Quatre petits cols à franchir et une longue descente de 1 200 m.

Toujours un bon rythme dans les montées.

Mais dans les descentes et sur le plat, je dois énormément temporiser à cause de la douleur au releveur.

J’arrive tant bien que mal au Bourget-en-Huile, dernier ravitaillement de la course.

Le kiné me restrappe le pied.

Je prends bien le temps de me ravitailler auprès de Manon et Amandine.

Il ne reste plus que 16 km et 600 m de D+.

Manon et Amandine me lancent :

« On la tient ! »

🔥 LES 16 DERNIERS KILOMÈTRES

Je repars du Bourget en marchant.

J’indique à Manon et Amandine qu’avec la douleur, je ne pourrai pas courir cette dernière section.

Mais quoi qu’il arrive :

Je rejoindrai Aiguebelle.

La dernière montée est interminable.

Raide.

Il faut énormément s’employer, pas après pas, pour continuer à progresser.

Mais voilà…

Ça y est. On est en haut.

Sur la petite portion de plateau avant l’ultime descente, les émotions commencent à monter.

Et puis arrive la relance finale.

Pourquoi ? Comment ?

Je serre les dents une dernière fois…

Et je parviens à recourir.

Sur un bon rythme !

Les derniers kilomètres sont les plus roulants du parcours. Je jette toutes les forces qu’il me reste.

Beaucoup d’émotions en repensant aux chemins parcourus, aux heures d’entraînement et à toutes les personnes qui m’ont suivi et soutenu.

Et surtout à Greg, peut-être celui sans qui rien n’aurait commencé.

C’est lui qui m’a fait découvrir l’ultra il y a maintenant cinq ans, au GRP.

Et puis Hervé.

À la base, une simple rencontre banale, avec qui nous nous sommes immédiatement pris d’amitié.

Passionné, acharné, travailleur et humble.

Je suis très heureux et surtout très fier de terminer cette Échappée Belle aussi pour lui.

🔔 AIGUEBELLE

Je sonne donc cette fameuse cloche dans le parc d’Aiguebelle après :

36H58MIN

🏁 114e place.

Une course extraordinaire, avec une organisation incroyable et des bénévoles passionnés.

Un véritable esprit montagnard et une simplicité profondément ancrés dans l’ADN de cette course.

❤ MERCI

Un immense merci à mes deux ravitailleuses de l’extrême :

Manon, ma chérie, et Amandine, qui auront été cruciales dans la réussite de cette course.

L’ultra est un sport d’équipe et Manon et Amandine me l’ont encore une fois prouvé.

Je ne les remercierai jamais assez. ❤

Un grand merci également à L’Échappée Belle pour ce moment de vie inoubliable.

36h58 pour traverser Belledonne.

Une aventure que je n’oublierai jamais. ❤🔴🔵

L’A.C.L lauréat

Beau chèque pour l’ACL et son projet de club citoyen.

L’ACL lauréat de l’appel à projet club FFA / Crédit Mutuel a reçu ce jeudi un chèque de 2000€.

Récompensant un projet de club axé sur les valeurs des 2 partenaires, en particulier le volet club citoyen.

Bravo à tous pour votre engagement.

Club citoyen tarnais 2026

Label 4 étoiles Club Citoyen Tarnais 25/26 pour l’ACL.

Lors de l’anniversaire des 40 ans de CDOS TARN a eu lieu la remise des diplômes aux récipiendaires du Label Club Citoyen du Tarn.

Notre club a reçu 4 étoiles sur un maximum de 5, en reconnaissance de son engagement citoyen, de ses actions en faveur du sport,

de l’inclusion, du bien-vivre ensemble dans le Tarn.

Merci à tous les acteurs qui participent à l’obtention de ce diplôme.

L’épineuse d’Axel

Épineuse

J’ai l’habitude de vous écrire un résumé de chacune de mes course. 

Aujourd’hui pour celle ci l’issue a été bien  différent de d’habitude…

Ce samedi j’ai pris le départ de l’épineuse sur les trails de la factrice à Roquebrun 115km 

6000m d+. 

Cette épineuse était mon premier gros objectif de la saison en vue de l’échappé belle fin août. 

Beaucoup d’heures d’entraînement depuis janvier pour préparer cette course. (Environ 250h) 1100km et 65000m de dénivelé positif/negatif.

En confiance après des résultats encourageants sur les différents dossards de début de saison.

Malheureusement ce samedi rien ne se déroulera comme prévus…

Malgres un départ très prudent comme à mon habitude je sens dès la première descente une gêne dans mon ventre. 

Je ne m’inquiète pas et m’alimente normalement.

Jusqu’au km 24 tout se passe encore bien. Mais la longue descente du pic de Naudech vers Mons va commencer à réveiller de grosses douleurs dans mon ventre. 

À Mons je prend donc le temps de me ravitailler en ne cessant de me repeter que ça va passer. 

Nous entrons dans le massif du caroux à partir d’ici. Mon terrain de jeu favori, le plus endroit pour moi pour pratiquer notre si beau sport. Mais le caroux est aussi beau qu’impitoyable et une terrible chaleur commence à s’abattre sur nous. Au km 30 malgres la douleur et après quasi 5h de course j’avale un dernier morceau de riz. 

Ce sera la dernière chose que je pourrais avaler normalement…

À partir du col de bardou et la montée vers saint Martin du froid les douleurs s’intensifient et je pene à garder le rythme en montée.

À saint Martin du froid au km 40 je me pose à nouveau et tente de faire disparaître cette douleur au ventre par tous les moyens, coca, eaux gazeuses rien n’y fait…

Je repars de saint Martin sans pouvoir relancer sur une des seules sections roulantes de cette course… 

Dans la descente vers le secadou je commence même à être pris de vomissements. 

Le boisson isotonique dans les flasques est maintenant le seul apport énergétique que mon corps tolère. 

Je continue de progresser lentement en direction de la base de vie de mauroul. 

Dans la descente vers la base de vie je retrouve Hervé, Christelle et Damien des amis ultra trailers venus à ma rencontre sur le tracé. Ils me redonnent un peu d’enthousiasme et d’énergie jusqu’à la base de vie de mauroul au km 57. 

La ma famille mon assistance m’attend, je m’assoie je souffle mais rien à faire les douleurs de ventre ne veulent décidément pas passer. J’essaye de manger petit à petit mais impossible. Ma gorge est bloqué. 

Je repars de mauroul pour l’une des parties les plus difficiles de la course. Le roc de l’ourliadde et le pic de montahut. La 1ere partie jusqu’au premier col n’est pas raide. Malgres mon manque d’énergie et la douleur je parviens à monter à un bon rythme sous les encouragements d’Hervé Christelle et Damien. Mais le seconde partie est terrible, de l’escalade en plein soleil. Et sans m’alimenter ni boire je n’ai plus d’énergie… cette montée devient un véritable chemin de croix. Je suis obligé de m’arrêter tous les 10 mètres. Je n’ai jamais souffert de la sorte, chaque mètre est un combat … les vomissements n’arrêtent pas … je rejoins très péniblement la 2nd base de vie de vilaris au km 70 dans un état déplorable. 

Je me pose un très long moment, je ne veux pas jeter l’éponge. Mais il m’est toujours impossible de m’alimenter. Dans c’est été je sais très bien que je pourrais pas rejoindre la ligne d’arrivée…

Mais je décide quand même d’essayer de repartir. Mais plus rien ne va. Mal de ventre, migraine, vertiges. Je décide de stopper l’aventure 3km plus tard à bout de force …

Je rend mon dossard à un bénévole. 

C’est un geste qui restera longtemps dans ma tête … même si j’ai donné tout ce que j’avais c’est un sentiment de déception totale qui m’envahit. 

Mon premier DNF.

Do Not Finish. 

3 lettres anodines pour beaucoup de personnes. Mais pas pour un trailer. Ce 13 juin 2026 marque un tournant dans ma pratique… 

Mais bon ça ne reste que de la course à pied finalement. Et puis le chemin pour arriver à cette épineuse fût tellement magnifique. Des rencontres formidables, des sorties magnifiques et surtout le plus important énormément de plaisir sur chaque sortie. Profiter de notre nature, campagne, montagne. 

Il faut maintenant rebondir après cet échec et aller de l’avant pour préparer l’échappé belle.

Félicitations à tous les copains présent le dimanche pour les autres courses. 

A bientôt l’équipe !

  • « La chute n’est pas un échecL’échec, c’est de rester là où on est tombé » – Socrate

Axel Calas

Tirons un trait sur la violence

« L’Athlétic Club Lacaunais s’engage contre les violences »

Club engagé dans l’action régionale de lutte contre les violences et les incivilités dans le sport, mise en place par le CROS Occitanie ce mois de mai,

L’ACL a invité ses licenciés, et en particulier les plus jeunes à arborer un trait rouge sur la joue pour « tirer un trait sur la violence ».

Cette action complète l’engagement du club par ses formations pour prévenir et lutter contre les violences : sexuelles, agressions, harcèlements.

Le 23 juin prochain aura lieu au CDOS 81 d’Albi, la proclamation des résultats du programme « Club Citoyen du Tarn 2026 » auquel notre club est candidat.

Trail de Labruguière

ce dimanche, la caravane du Challenge du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc fait halte à Labruguière. C’est l’Association des Trotteurs d’en Laure avec son président Yves Boulet qui assure l’organisation et l’accueil de cette étape pour sa trentième édition. Au menu : Une rando (11km) – Deux courses sur route (4,6 km – 10 km) dans les faubourgs de Labruguière – Un trail (21,5 km) sur les contreforts de la Montagne Noire.                                                       

La réputation est telle que les réservations ont dépassé toutes les prévisions en ce jour de la Fête des mères. 111 pour le 4,6 km… 238 pour le 10 km… 136 pour le 21,5 km. Il a fallu rajouter non des tables mais des dossards. Il y en a donc pour tous les goûts, et c’est cette recette aux « petits oignons » qui en fait la réussite. Ici, sur le trail, les plats sont très relevés : ça pique, mais ça reste digeste. Les cotes sont accompagnées par des cordes qui servent de rampe ainsi que les entre-cotes qui elles aussi sont très pimentées, notamment quand elles sont ravinées et si pentues qu’elles nécessitent de brefs arrêts à chaque arbuste pour éviter les glissades et les chutes.                                                                             On reconnaît la pate du chef aux origines lozériennes. Sa spécialité du jour : le Rocher de la cascade à mi- parcours. L’ultime ascension qui, pour certains, est l’occasion de mettre dans les choux les candidats au podium avant le retour au domaine d’en Laure où le jaune est la couleur dominante. Pas dans le verre, mais dans la tenue de la team des Trotteurs, fort nombreux pour assurer le service avec en fond sonore le chapelet énoncé des noms et places des arrivants de l’officiant qui n’est autre que le fidèle et intarissable Stéphane Tailhade, l’ami de tous les traileurs.                                                 

 La délégation ACL était représentée par Ricou sur le 10 km et Laurent-Joaquim-Marc sur le 21,5 km.                       

RESULTATS                                                                                                                                                                              * En Laure en courant :                                                                                                                                        Eric CAMBON     104/219    00:51:06    M5  4/9

                    * Labruguière Trail:                                                                                                                                               Laurent SOCCOL   8/131   01:59:12   M2 1/10                                                                                                   Marc FABRE         62/131  02:32:22    M6  1/3                                                                                                   Jacques LUIS        86/131  02:45:31    M6  2/3 

A+ pour de nouvelles expéditions… MF…

Trophée de l’avenir à Aussillon

Dernière sortie des U 12 à Aussillon pour la 5e journée du Trophée de l’Avenir qui rassemblait les plus jeunes athlètes du Tarn Sud Athlétisme. Belle participation de nos 7 lacaunais qui ont brillamment défendu les couleurs du club à l’image de Gabriel Gros impressionnant de régularité au cours de ces 3 épreuves de l’après-midi: Le saut en longueur, le lancer d’anneaux et le 500m. Il obtiendra un total de 17 points. Il est suivi de près par Kiéra Collet avec 15 pts. viennent ensuite Nelly Schmidt 14pts, Isis Rouanet 13 pts, Héloïse Fages 12 pts, Clémence Revel 10 pts, Cléa Chiffre 5 pts. Il faudra attendre le 13 juin à Labruguière pour connaître  les résultats définitifs et le classement de ce Trophée de l’Avenir 2026. On espère voir quelques Lacaunais figurer dans les toutes premières places de ce challenge. Félicitations à tous les participants. le prochain déplacement des U 12 aura lieu le samedi 30 mai à Graulhet pour la dernière journée du challenge départemental.

TRAIL DE LA BAROUSSE

Trail de la barousse

Ce week end avait lieu les trails de la barousse dans les Pyrénées. 

Afin de rentabiliser le déplacement j’avais décidé de m’inscrire sur le défi cerf.

Ce défi est composé de 3 course : 1 kilomètre vertical le vendredi, le trail du tourroc le samedi et le trail des résistants le dimanche.

Pour le Kv le départ se situe à Sost, un petit village au dessus de mauleon barousse, le départ est donné en contre la montre chaque 15 secondes. La météo n’est pas optimale et le terrain est très glissant mais je parviens tout de même à réaliser un bon chrono. 49mins pour parcourir les 2,3km et 990m de dénivelé positif. Au sommet neige vent brouillard. Je réalise le 10ème temps au scratch sur cette montée, de bonne augure pour la suite. 

Le samedi matin à 7h le départ est donné du chalet saint Nérée. À cause de forte chute de neige l’organisation sera contrainte de modifier les parcours du samedi et dimanche. Nous partons donc pour 35km et 2100m d+. Les conditions sont difficiles et l’organisation doit encore modifier le parcours car les crêtes sont impraticables. Sur le premier sommet les bénévoles nous demandent de faire demi tour. À ce moment là nous avons de la neige à hauteur de tibia. Nous rebroussons donc chemin en croisant le reste du peleton qui continue sa progression. Dans la descente personne ne sait où nous allons ni combien de km nous allons parcourir… au retour sur la ligne d’arrivé l’organisateur nous informe que nous devons maintenant repartir sur la course du 16km. Beaucoup jette on éponge à ce moment. Mais si on est là c’est pour en chier ! Je repars donc pour cette boucle de 16km et 1100d+ au sommet les conditions sont dantesque ! Neige vent verglas ! Un vrai régal ! Beaucoup renoncent à monter au col ! Pour moi tout va bien. En tant que pur lacaunais ces conditions ne me dérange pas 😉 je rejoins le col à environ 1750m d’altitude j’ai quand même pris le soin de mettre une paire de gants. Pour le reste on reste en short et t-shirt manche longue je sais que la section très exposé n’est pas longue et dans la montée j’arrive à garder un très bon rythme je ne sens donc pas le besoin de sortir ma veste. Au sommet les bénévoles sont plutôt surpris de voir quelqu’un les gambettes à l’air. Mais je ne m’attarde pas je point au point de passage et je fonce immédiatement dans la descente. Je rejoins la ligne en 4h14 et je termine à la 17eme place au scratch.

Pour le dimanche l’organisation va choisir la sécurité. Après les nombreux abandons de la veille à cause de la météo l’orga décide de supprimer toutes les parties en montagne (malheureusement pour moi). Nous partons donc à 7h pour 42km et 1900d+. TRÈS TRÈS TRÈS (TROP) roulant. Avec déjà 2 belles journées sur les sentiers les jambes ne sont pas fraîches au départ. Je décide donc de partir sur un rythme beaucoup souple que la veille. J’ai beaucoup de mal à m’y mettre et ce terrain très roulant n’est pas vraiment à mon avantage … mais je ne perds pas espoir et je sais qu’en ultra ça revient toujours ! Je mange je m’hydrate correctement et puis au 15eme km PAF ! Le voilà ! Le déclic ! Enzo l’espace de 5-10 minutes les jambes reviennent. Je re cours quasiment toutes les montées, je peux appuyer fort sur les relances et dans les descentes ! Mais je reste tout de même prudent et je me met dans un rythme soutenu mais pas à block non plus. Je remonte beaucoup de concurrents certainement parti trop vite. Je boucle cette dernière course en 4h25 à la 26eme place. 

Un bon week-end de volume au finale malgré les conditions météos. 80km et 5000d+ en 3 jours. 

Et en prime une 6eme place au classement général du défi cerf ! 

De bonne augure en vue de mon premier gros objectif de la saison le 13 juin prochain à Roquebrun. L’épineuse des trails de la factrice avec 115km et 6500d+ 

A bientôt l’équipe

AXEL

L’épopée vosgienne d’Axel

Pendant que Christine arpentait les collines des gorges du Tarn, Axel était dans les Vosges pour un stage hors norme, récit…

Pour moi ce week-end pas de dossard en Lozère Aveyron ou bien à premian.
J’étais légèrement plus loin, dans les Vosges à Sapois précisément. 8h de route.

Un stage de 3 jours exceptionnel avec des rencontres formidables. Un stage partagé avec nath Hervé Christelle et Valentin cameraman.

Des grosses séances d+ notamment une le jeudi partagé avec le recordman du monde de D+ benjamin Mougel une séance de 35km et 3500d+ dans le « club Dorothée » 5 montées très raide à répéter en boucle pour cumuler un max de D+.

Dans la soirée nous aurons la chance de rencontrer Stéphane brognart ultra trailer, aventurier, coach un vrai personnage ! Les échanges partagés sont très enrichissant et hyper intéressant !

Pour le vendredi une grosse sortie de 46km et 3700 d+ a 85% en hors sentier. Une imitation Vosgienne de la légendaire Barkley ! « Un vrai sujet » comme ils disent là haut ! Des pentes raides et vierges de traces très difficiles à la montées comme à la descente. Le plus gros chantier de ma vie à ce jour !
Un départ obligatoire avant 4h du matin. 5 ponts à relier en ligne droite sans suivre route ni chemin et la seule boisson d’effort autorisé est le pulco. Enfin bref un vrai délire incroyable ! Nous parviendrons tout de même à terminer ce sacré chantier en y passant la journée entière …

Pour la journée du samedi de bon matin les jambes ne sont pas « fraîches » mais nous nous rendons sur la fameuse montée où benjamin a établi son record du monde l’année passé. Une pente monstrueuse de 130m de long pour 65m de d+.
Nous réaliserons 1000m de d+ dans cet endroit marqué d’histoire.

Nous accompagnerons ensuite Stéphane brognart sur la fin de son FKT « tour de manège » de 120km.

Pour finir en beauté Stéphane nous donnera une trace magnifique de 22km et 1100d+ sur les hauteurs vosgiennes à la limite de l’Alsace, des paysages à couper le souffle !

Dimanche, il est temps pour nous de rentrer mais avant petit café chez Stéphane pour de briefer et le remercier de ce beau week-end.

Il nous offrira au passage un essis chacun (plaquette de bois pour l’isolation dans les Vosges) un ancien du village a demandé à Stéphane de continuer à faire vivre et transmettre ce type d’isolation artisanal. Pour cela Stéphane offre aujourd’hui à chaque personne qui vient en stage chez lui un essis crée de ses mains pour faire perdurer l’histoire.

Au final 110km et quasi 10 000m d+ en 3 jours.
De quoi bien préparer les échanges à venir !

Mais l’essentiel n’est pas la ! Ce stage nous aura surtout permis de tisser une belle amitié entre nous et de faire de magnifiques rencontres. Et aussi de découvrir les magnifiques (mais très dur) paysage des Vosges !

Finalement c’est pas ça la base de notre si beau sport ?

Axel

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