Le Parc du Haut-Languedoc : en 2016, ce fut un terrain de jeu de 300 000 ha pour 3600 coureurs engagés sur 22 courses. Vaste donc, mais aussi pittoresque : entre le pic de Nore et celui de Tantajo (Bédarieux), en passant par le belvédère du Montalet, les « chasseurs de chrono » ont eu bien du mérite s’ils ne se sont laissé distraire.

 

La performance d’accord, l’assiduité d’abord : c’est un peu la devise de ce challenge pédestre qui, ce samedi 26 novembre à Brassac, bouclait sa 32e édition. Derrière les vainqueurs (Yohann Camps et Sandrine Gautier), sept sociétaires du club de Lacaune étaient à l’honneur

Jeunesse et nouveauté

Après les discours d’usage délivrés par les autorités – locales, du Parc et du Challenge – et écoutés par un nombreux public en salle de la Marquise, place à la jeunesse : Florent Tichit (18 ans, junior), Bastien Amalric (20 ans, espoir), et Tatiana Devic (24 ans, senior) emportaient la palme dans leur catégorie. Avec une fraîcheur revigorante : si Bastien – engagé en cette même soirée sous le maillot de Lacaune, mais en football – est déjà un vieux briscard sur le circuit, la championne interdépartementale (aveyro-tarnaise) Tatiana ne s’est mise au jogging que voilà un peu plus de deux ans. Quant à la famille Tichit, ils ont viré en mode athlète courant 2015. Car Florent avait quitté le podium depuis quelques minutes seulement que Dominique la quadragénaire s’y hissait (4e Master 1 femme), juste avant que son mari Christophe Tichit (5e Master 1) ne l’y relaie. À signaler que cette catégorie, de 40 à 49 ans, est fortement et brillamment représentée, puisque souvent les adeptes de sport collectif la rejoignent, contents, l’âge avançant, de trouver un loisir dans lequel l’endurance prime sur l’explosivité. Reste à signaler le classement de la quinquagénaire salvetoise Maria Jacquier (10e Master 2) qui n’avait pu se déplacer. Et clore par le Master 3 (+ de 60 ans) André Suc, même s’il n’est plus champion : battu en course par le stakhanoviste Édouard Meiler ; et sur le podium par les questions de l’animateur Patrick Fonvieille : « Combien d’élevages de cochon, en 1900 à Lacaune ? » Cent vingt en réalité (et non 80, comme les récompensés de la soirée). En épilogue, le présentateur Stéphane Tailhades déversait un torrent de miel sur les 22 organisateurs de ces épreuves dans les villes ou villages, sans oublier la cohorte de bénévoles emplis de bonne volonté participant à la réussite de ces animations.

Prochains rendez-vous

Le protocole terminé, l’abondante dotation en produits « Parc » rangée, restait à passer à la partie festive. Qui s’avéra toute aussi réussie. Avec notamment une soupe au fromage façon Aveyron (avec des pommes de terre) : voilà qui ne pouvait que combler le président de l’Athlétic club lacaunais Éric Cambon – que tout le monde ici appelle « Ricou », comme au café – toujours heureux d’afficher ses racines. Il avait fait le déplacement avec son trésorier Jean Rascol, tous deux ravis de la bonne tenue des Lacaunais « du Parc » comme de cette saison 2016, une année record avec ses 78 licenciés. Prochains rendez-vous du club : jogging du téléthon de Murat le samedi 3 décembre à 15 h 30 ; et l’assemblée générale du samedi 17 décembre à 18 h 30, dans la salle du stade d’athlétisme et de rugby, là-aussi suivie d’une soirée de convivialité.

Quant aux athlètes du Parc, ils peuvent entrer en hibernation. Mais pas longtemps : la première course du challenge 2017 – selon un calendrier qui sera ficelé le vendredi 9 novembre à 18 h 30 à Saint-Pons – est programmée pour le mois de février prochain.

(Article, à raccourcir, prévu pour la rubrique locale des journaux)1-florent-t1-florent-tichit2-tatiana-d 3-dominique-t4-christophe-t4-christophe5-andre-s5-andre-suc6-nombre-courses7-lacaunais-parc7-lacaunais