Un long moment, le public enthousiaste retint son souffle. N’était-ce pas Marlène (Jobert), le minois constellé de grains de rousseur qui montait les marches du Palais ? Non, non… Lily Marlène (Marlène Dietrich) alors ? Non, non… Mieux que ça : Tatiana (Devic). Mais avant d’atteindre le firmament de la gloire, Tatiana en aura monté des marches et des marches. Six cents selon l’organisateur, le comité d’animation, qui pour le coup, fait confiance à son flair (« à vue de nez », comme ils disent). Tout au long des carrières de la Salvetat, bien coaché par son impresario Christophe Tichit, Tatiana a franchi un palier : elle n’est plus une jeune première, mais une brillante seconde. Une star est née : fini les seconds rôles.

Les Lacaunais étaient nombreux, et il a semblé plus simple de joindre le classement scratch (merci Hugo). Signalons cependant le retour des frères Amalric, qui finissent à quelques encablures du podium.

Cette course à nulle autre pareille est née en 2005 de l’imagination de Jean-Michel Pieri. Aujourd’hui, c’est Sandrine de chez Gasparoux qui gère au stylo bille les inscriptions. La famille Gil a été mise en amont à contribution pour ses talents de peintre en chaussée (style Jackson Pollock). Tandis que le boss Fred Azéma lit le mode d’emploi des chronomètres. Bref, la France est en vacances, et c’est la Salvetat qui lui sert d’écrin. Rafraîchissement assuré à la source (du Rieumajou). Quant aux Lacaunais, cette course est juste un prétexte : l’important, en ce 24 juillet, est le casse-croûte terminal – avec melsat en promotion – mitonné par le président Ricou. Pour une fois que les fantassins du menu peuple sont autorisés à liquider les bénéfices du club… qui oserait « rouméguer » ?