Des “Frais” aux “Vieux”, cinq équipes étaient alignées sur la Ronde, ce dimanche 30 janvier.

Joli tir groupé (en trois minutes) sur le parcours initial de 13 km, où les doyens Alain Valette et Francis Gil précédaient de quelques encablures Élodie Alinat (peut-être Anne-Sophie Troadec ? Je n’ai pas tout compris…), et les Véro (Bardy et Calas). La suite, sur le deuxième parcours, c’est Axel, l’aîné des Calas (Gens Bons frais) justement qui allait en faire son affaire : dévorant André Suc, avalant Éric Cambon, chassant Tristan Rascol et Lionel Maffre, d’une foulée impériale, il caracolait. Pour signer d’axellents temps et place (25e en 1h 14′ 31, pour 17,560 km). Restait aux Gens Bons Frais suivants à tenir la route, et ils n’ont pas failli : sur le troisième parcours de 11,7 km, Joaquim Luis s’imposa largement sur ses contemporains (plus de 60 ans) comme sur ses voisins Pascal Roussaly, Tatiana Devic, Sonia Bardy et Daniel Cambon. Quant à Hugo Fabre (29e en 1 h 17′ 32 + parcours commun), c’était l’autre fer de lance de cette équipe, et il fut sur le même tempo qu’Axel, avec un parcours terminal plus rude. Reste à signaler les vaillants de cet ultime parcours, réservé au coureur d’élite de ces 280 équipes souvent composées dans la proximité : Anthony Valette (76e), Tanguy Rouquette, le vétéran Marc Fabre et Dominique Domeracki. Avec une mention particulière pour Tanguy (86 e), par ailleurs pompier volontaire qui, pour son baptême du… feu dans l’athlétisme, a été plus que brillant. Il est encore dans la catégorie “Espoir” (autour de 20 ans), voilà qui promet. Au final, les Gens Bons Frais sont 67e au général.

Loin de ces jeunes loups, à l’autre bout de la chaîne, l’on espérait tous un podium pour ceux qui doivent désormais calculer sur le court terme : les Vieux Gens bons. Ils ont été transcendants certes, mais surtout sans dents pour André Suc (30′ de retard sur Axel !) et le vétéran des vétérans Daniel Cambon. Reste quelques chicots pour Francis Gil et le très volontaire Marc Fabre. Si bien que les Vieux émargent à la deuxième place de leur catégorie (65 ans et plus). Tout de même ! Bravo à eux ! Et n’allez surtout pas répandre qu’il n’y avait que deux équipes dans ladite catégorie…

Au rayon des commentaires, dans la catégorie débit, l’on pouvait entendre un tarif d’inscription jugé excessif (refrain connu) pour un club exclusivement composé d’adultes. Et aussi, par suite de défections en cascade (soit par atteinte du virus ou autres pathologies, soit par opposition aux règles gouvernementales de la politique de santé) une sixième équipe a dû déclarer forfait (comme dix autres qui n’ont pu se présenter à Castres). Le refus de remboursement des frais d’inscription passe mal, étant donné que les Lacaunais sont depuis des lustres des bons “clients” de la Ronde. Dans la catégorie “crédit”, les parcours, remaniés cette année, ont séduit dans leur ensemble ; l’organisation générale est toujours top, et les animateurs Philippe Aubert et Francis Thomas insufflent un caractère spontané et dynamique à leurs commentaires. Enfin reconnaissons que se charger d’organisation de ce type par les temps qui courent encore relève du sacerdoce, et dénote un courage de tous les instants sur une période de plusieurs mois.

Enfin, une mention particulière pour Éric Cambon qui a dû composer avec les désirs, défections, annulations engagements des uns et des autres. Une mention à partager avec ceux qui sur un coup de fil de dernière heure ont accepté de changer leur destin de cette journée. De la patience et de l’altruisme… et ça ce n’est pas rien !