Dernière journée du challenge départemental, poussines, poussins, samedi 27 mai à Graulhet. De meilleurs résultats pour nos représentantes qui ont réalisé quelques bonnes performances. Belle prestation de Jade Joucla qui se hisse à la 1ère place avec un total de 46 points sur l’ensemble des 5 épreuves: Le 50 m, le 1000 m, le saut en longueur, le lancer de disque et de javelot. 2ème place pour Laurie Sicard avec 40 points, suivie d’Ambre Vidal 25 points, Romane Augé 18 points et Manon Fabrès 16 points. Il faudra attendre le 17 juin à Carmaux pour connaître le classement final de ce challenge départemental à l’occasion des interclubs qui marqueront la fin de la saison 2016-2017. Bravo les filles.
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En Laure en courant
EN LAURE EN COURANT
Le vendredi 19 mai 2017, des licenciés du club ont participé à LABRUGUIERE au 10 km d’En Laure en courant.
Tout d’abord et avant de courir le voyage se fait en voiture et ne fatigue personne !
Arrivés sur place, c’est l’inscription et récupération des dossards. Cadeau : tapis de sol ou parasol ! Chacun prendra ce qui lui plaît.
Échauffement, bises aux ami(e)s, bonjour aux autres runners des clubs amis et voisins. Puis c’est une mise en place avant le départ.
7 « lacaunais » sont sous l’arche près à avaler ces kilomètres. Pas de vent, bonne température, tout est optimal pour claquer un chrono sur un parcours pas vallonné mais pas plat non plus. Ba pla !
Notre speaker national chauffe la foule et les coureurs puis c’est le départ.
Christophe et Ricou partent comme des flèches avec Cyrille, Hugo et Florent. Marc et Manu, qui ne venait pas en touriste cette fois, suivent leurs leaders… plus loin.
Le premier tour est avalé pour chacun avec facilité. Tous nos coureurs portent haut les couleurs du club. Manu qui pour une fois n’était pas venu en touriste a la chance d’être arrêté par les organisateurs pour laisser passer le train. Une quarantaine de secondes perdues ? Euh… pas vraiment, cela permet de souffler même s’il était bien.
Pendant ce temps là, les autres avancent, courent, dépassent les concurrents, filent vers la ligne d’arrivée.
Le premier a passer c’est Christophe T. en 40mn et 30 seconde. Il se classe 20ème au scratch avec une moyenne de 14,8 km/h,
Suit notre président Ricou ! 26Ème en 41’42’’ (14,4 km/h). Arrive ensuite Hugo F. qui se classe 1er junior en 42’10’’ et 28ème au général. Florent T. franchit la ligne en 42’32’’ à une belle 31ème place. Notre traileur long, Cyrille termine en 43’48’’ à la 38ème place.
Marc F. claque un 47’50’’ sur ce 10km en 67ème position mais une place sur la troisième marche du podium en V3 ! Encore un deuxième trophée pour l’ACL.
Tout le monde arrivé, on va pouvoir aller boire une « biérotte »…. Ah non, manque encore notre touriste. Manu !
C’est alors que trois coureurs déjà arrivés vont chercher le Manu. Le quid sera de savoir si ils vont l’encourager à finir pour son chrono ou pour qu’il aille plus vite car il a les clefs de la voiture, dont les sacs sont à l’intérieur… et donc sans clef pas de douche !
Ils le trouvent à quelques centaines de mètres de l’arrivée et vont l’encourager (ils en ont fait du bruit ! Je vous l’assure) entraînant une accélération légère pour certain, ENORME pour lui, le faisant passer la ligne en 49’23’’ à la 79ème place sur 145 inscrit(e)s.
Douche (enfin) prise, chacun ira récupérer lots et coupes. Cyrille, une nouvelle fois, gagnant de la loterie ira chercher son panier garnis.
Repas pris sur place tous nos licenciés sont bien rentrés et ont pu préparer leur seconde course du week end pour certains !
Bravo aux organisateurs d’En laure en courant pour leur zéro faute d’organisation et de leur gentillesse et accueil !
MANU
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La Gaz’bartas du Larzac
LE GAZ BARTAS DU LARZAC le 21 mai 2017
Une belle journée s’annonce, le soleil est au rendez vous, dehors à peine 6°C mais les t° vont monter au fil des heures….
Rendez vous donc est donné à 7h15 chez Ricou pour le 1er du Gaz Bartas organisé par les filles, les « gazelles », du Larzac!!!!
Nous voilà donc parti, Ricou, Christophe, Domy, Francis et Virginie ; Cyrille en moto et un autre co-voiturage avec Sonia , Véro B et Véro M.
La route est agréable vers Millau, le paysage est plaisant avec quelques passages brumeux, et ça papote , ça papote,dans la bonne humeur comme toujours!!!
On arrive enfin, oh la la que des filles pour nous accueillir!!!! 😉
Récupération des dossards,….limite pour celle qui a oublié sa licence….mais ça va il y a le président et il arrive à obtenir le dossard de notre étourdie(moi…pour ne pas me citer!!!) 😉
On s’échauffe un peu…et nous voilà tous au départ…bonne ambiance et pas mal de monde pour une 1ère!! 🙂
9h30 le départ est donné et nous voilà donc parti pour 10 km pour certaines(Sonia, Véro et Véro) et 20,5km pour les autres, qui au final en feront 2 de plus!!!
Le parcours est superbe, traversé du causse, de sous bois, beaucoup de monotraces, excellent!!!Un payasge typique et magnifique…vue sur Millau et son viaduc!!Que du bonheur!!
ça part pas mal, Ricou et Christophe en tête du groupe des Lacaunais, Cyrille n’est pas loin et Virginie qui se sent pousser des ailes…et qui part un peu trop vite(surtout quand elle double Cyrille qu’elle laisse perplexe au vue de son experience en trail…)Alors là je me dis : »tu vas trop vite , calme toi!!! »Effectivement au 13 ème km je suis cuite, plus de jambes mais Christophe et Ricou ne sont pas loin et ils vont me » porter » jusqu’au bout!!!
Il fait chaud sur le parcours mais l’ambiance est bonne, et pour les gars que des « gazelles » à chaque carrefour…ça booste, non!!?? 😉
Tout le monde finit son parcours avec le sourire et pour »certaines » en ayant légèrement rayé la peinture!!!Mais que du bonheur!!!
On se reconforte avec une petite bière, oh puis non 2, …enfin 3 pour Francis qui boit la mienne à mon insu!!! ;)Pas de petit blanc pour Domy, elle est restée raisonnable!!!;)sinon elle repartait pour un tour pourvu qu’on lui trouve un autre dossard…..:)
Des stand sont là pour la restauration, typique aveyronnais avec de la « vraie » viande, du « vrai » pain, des « vraies » frites,….que du bio, que du bon, du fait maison, du terroir quoi!!!Donc va pour un hamburger Aveyronnais(!), sans pain puisque victime de son succés….On finit par trouver une place à l’ombre car ça cogne pas mal à midi….
Une belle organistion, avec juste un petit regret pour les douches mais ouf on avait des lingettes….(ah ces filles elles pensent à tout….enfin…. sauf à la licence!!!) Un beau parcours, une bonne ambiance, BRAVO les filles( les « gazelles ») pour cette 1ère!!!!!
Retour sur Lacaune toujours dans la bonne humeur, de bons souvenirs et quelques anecdotes à raconter!!!!
Encore un petit clin d’oeil à Christophe et à Ricou sans qui je n’y serai pas arrivée….
Merci et à bientôt pour un prochain trail!!!!
Virginie
Au final:
Sur le 10,5Km
Sonia: 1H01 – 36eme – 3emeV1
Véro (B): 1H03 – 39eme – 1ere V2
Véro (M) : 1H10 – 63eme – 13emeV1
Au total 112 partants
Sur le 22,5km
Cyrille : 2H03 – 18eme – 4eme V1
Christophe: 2H04 – 20eme -5eme V1
Ricou: 2H07 – 28eme – 4eme V2
Virginie: 2H07 – 29eme – 1ere V1 (et seconde féminine)
Francis: 2H26 – 67eme – 1er V3
Domi: 2H37 – 95eme – 6emeV1
Au total 163 partants.
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Trophée de l’avenir à Labruguière
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5ème et dernière journée comptant pour le Trophée de l’Avenir des catégories Eveil Athlétique, samedi 20 mai à Labruguière. D’excellents résultats ont été enregistrés par nos jeunes pousses. Au programme de l’après-midi, le saut en longueur, le lancer de mini vortex et le 500 m. Peppa Victoor et Nathan Cazabonne se partagent la 1ère place avec un total de 13 points chacun sur l’ensemble des épreuves, suivis d’Andréas Rivain, Pierre Soriano: 12 points et Dorian Sicard: 5 points. On notera les bons Chronos de Nathan Cazabonne: 2’01 », Peppa: 2’05, Yannaël: 2’07 », ainsi que les sauts à plus de 2,50 m de Nathan, Andréas et Pierre. Prochaine étape pour nos 6 représentants, lors de la proclamation des résultats et la remise des récompenses à Castres, le samedi 1er juillet. Samedi 27 mai, dernière étape pour les poussines à l’occasion de la dernière journée du challenge départemental à Graulhet. Mélanie caron participait le lendemain dimanche au 2ème tour des interclubs avec le Tarn Sud Athlétisme. Performance honorable de notre sociétaire au lancer de disque avec un jet à 26,28 m. Un grand bravo à tous.
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La Verticausse
VERTICAUSSE 2017
Départ 10h30 pour se rendre à Saint-Georges de Luzençon, deux lacaunais à l’appel Benoît et Florent. Il fait beau peut-être trop même pour des lacaunais…
Le départ pour Benoit de la Verticausse est à 13h, 44Km pour 2350D+. Dès le départ avec le dossard numéro 4, Benoit est aux avants postes. Il se balade entre la 4 ou 5ème place jusqu’au 25ème kilomètres où il craquera, dû à un manque de sommeil… Benoit abandonnera au 35ème kilomètres à cause de la fatigue et de la chaleur, « le parcours était magnifique mais très éprouvant ».
15h15 c’est le départ de Florent sur le Luz en Trail, 12Km pour 430D+ ; ça part très vite avec un niveau élevé chez les juniors. Florent finira 6ème Junior et 30ème au scratch sur 200 coureurs en 1h06 et 59 secondes. Il se placera 16 min 57s de CACHARD Sylvian, le gagnant qui est le meneur de l’équipe de France junior de course en montagne.
Florent
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La White Cliff de Payrin
Le white cliff payrin 13/05/2017
4LACANAUAIS partipaient sur le 13 km MARC HUGO DOMY CHRISTOPHE soufrant tous des premieres chaleurs a souligner le podium hugo et le podium de laurent SOCCOL 4scratch 1v1 sur le 24km
Resultat sur running mag
CHRISTOPHE
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4é journée challenge départemental à Labruguière
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Petite sortie de nos couleurs, lors de la 4ème journée du challege départemental des catégories, poussines, poussins, samedi 6 mai à Labruguière. 5 épreuves au menu du jour: Le 50 m, le 1000 m, le saut en longueur, le lancer de poids et de javelot. Seule Laurie Sicard, 1ère Lacaunaise, termine avec un total de 35 points et 2 performances correctes sur 50m et au lancer de javelot, devant Ambre Vidal: 22 points et Andréa Liprendy: 16 points. Journée à oublier très vite en souhaitant à toutes les 3 un sursaut pour la 5ème et dernière journée de ce challenge à Graulhet le 27 mai. Le lendemain dimanche, se déroulait à Castres, le 1er tour des interclubs avec le Tarn Sud Athlétisme et la présence de 2 Lacaunais sélectionnés dans l’équipe. 2 bonnes performances à l’actif de Mélanie Caron au lancer de disque avec un jet à 27, 35 m et d’Aurélien Cavaillès sur le 3000 m avec un chrono de 9′ 46″ 80. Bravo à tous les 2. Samedi 20 mai, déplacement à Labruguière pour les Eveil Athlétique, à l’occasion de la 5ème journée du Trophée de l’Avenir. |
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Marathon d’Albi 2017
J’y suis ! Au départ de mon 4ème marathon ! Après TOULOUSE (2 fois) et NICE l’an dernier, je me retrouve avec le beau maillot d’IMAGINE FOR MARGO à cette course.
Le réveil a eu lieu très tôt pour un dimanche. Ce sont les joies de courir ! Le départ se fera à 08h45, mais entre ce qu’il faut faire avant (petit déjeuner, les délais de routes, la récupération du dossard et surtout trouver une place de parking), il faut se lever plus tôt encore. 06H00 réveil ! Petit déjeuner et départ direction la préfecture du TARN.
Mon entraînement a été, comment dire… fait à l’arrache. Entre le travail et le déménagement familial plus les travaux à la maison, ce dernier a été fait pour une fois sans être bien suivi. Mais je suis motivé. Confiant … pas beaucoup mais motivé.
08h00 çà y est. Je suis prêt. Dossard en place, puce pour le chrono installée, motivé au maximum et j’ai ma première supportrice avec moi. Mon épouse m’accompagne et j’avoue sans aucune gêne que c’est un plus pour moi.
Je retrouve des amis avant le départ. Chacun exprimant son objectif temps. Ils sont tous sur le semi et je sais que même s’ils iront plus vite que moi je les croiserais forcément sur le parcours. J’y reviendrais.
Plus que quelques minutes avant de lâcher les coureurs dans les rues albigeoises. Bisou à mon épouse, check pour les enfants malades et je m’installe dans la foule des inscrits. Nous sommes un peu plus de 400 sur le marathon et plus de 2000 sur le semi. Nous partons tous en même temps. Classe !
Les applications sont prêtes à être lancées et je me place près du meneur d’allure des 4 heures pour le marathon. Mon objectif est de le suivre le plus longtemps possible. Je doute le suivre tout du long, mais si il me lâche pas trop trop loin de l’arrivée le marathon sera réussi. Enfin pour être franc, seul le passage sur la ligne dira que j’ai réussi ma course. Je ne dois battre qu’une personne et c’est moi.
Bang !
Nous sommes surpris par le départ. Et nous voilà partis pour une visite dans la ville d’ALBI et dans son centre historique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Top !
Passage devant le grand théâtre, puis les rues pavées du vieil Alby et sa cathédrale. Petit selfie rapide et on range le téléphone. On discute un peu avec le meneur d’allure. Les gens sont sympas et malgré un grand soleil pas grand monde n’est là pour encourager. Dommage. Le long week-end a du jouer.
Je rentre dans SAINT JUERY et je sais que je vais descendre vers la vallée longeant le TARN. Le vent présent de temps en temps ne gêne pas trop à ce moment là. Il a été la discussion de tous les coureurs avant le départ. Le vent est présent et fort. Chacun calcule… « on l’aura dans le dos lors du retour vers l’arrivée »… « Pourvu qu’il ne tourne pas ! ».
Enfin, là je suis protégé par le groupe et les bâtiments citadins d’ALBI. A chacun des ravitaillements, je prends à boire et à manger. D’habitude au début, je ne prends qu’à boire mais comme je vous l’ai dis je ne suis pas très confiant alors je prends le maximum en liquide et solide pour éviter la panne sur le retour.
Pour vous expliquer, lors de cette course à ALBI, on a tous une partie de parcours en commun. Les amis faisant le semi-marathon prendront eux aussi la vallée du Tarn et feront demi-tour au 11,5 km. Moi j’irais faire demi-tour au 22ème kilomètre. Du coup, je croise mes potes qui sont en train de revenir vers la ligne d’arrivée. Chacun s’encourage et on se fait un signe de la main d’encouragement. De tous petits moments qui motivent.
Les bénévoles aux ravitaillements sont souriants, ils se pressent pour nous donner ce que nous voulons et un petit mot pour notre course. C’est vraiment top ! Ils ont été super tous autant qu’ils sont.
Notre groupe des 4heures est pour quelques mètres encore avec le groupe des 2 heures au semi. Un grand « Bon retour les deux heures ! Bonne course » se fait entendre vers nos camarades d’un jour qui vont faire demi-tour. « Bonne chance les marathoniens » nous lancent-ils. Génial l’entraide !
Dernière information. Au marathon d’ALBI il y a aussi un, enfin deux, choses que je n’ai jamais vécu sur une course. Nous devons passer dans deux tunnels ! Et à deux reprises ! Une fois à l’aller et l’autre au retour bien entendu. Le premier fait 948m de long et son petit frère ne fera que 341m. Ils datent de 1914 et ce n’est pas l’éclairage le plus efficace que je connaisse. Mais on y voit juste assez. J’ai adoré ce passage. Il fait frais mais cela bloque le vent. Je perds quelques mètres sur le groupe.
Je sens que les jambes ne répondent pas très bien. J’hésite à forcer ou à rester non loin d’eux. Je décide de ne pas forcer. Si cela va mieux je rattraperai après… ou pas. Je suis dans un faux plat montant qui dure et qui dure. Je n’ai qu’une vingtaine de mètres de retard mais impossible de les combler.
Patience ! Rester patient et concentré sur ma course. Et comme d’habitude, je me retrouve tout seul sur la route. Personne juste à côté de moi, personne juste derrière. Mais cela ne me gêne pas. C’est comme cela 90/100 de mes entraînements. Un petit hic de plus… Pas de réseau. Vous me direz pas besoin de réseau pour courir. Certes. Mais pour recevoir les encouragements c’est un plus. Je n’en ai pas -encore- besoin mais bon.
Je croise le premier marathonien qui lui est déjà sur le retour. Une vraie fusée. Il vole sur la route. Je n’ose calculer le nombre de kilomètres qu’il m’a mis dans le museau. Non on calcule pas Manu, calcule pas. Cours. Ses poursuivants sont dans le même style même s’il a bien fait un bel écart.
Je suis toujours au contact « proche » du groupe des 4 heures. Nous allons bientôt faire volte-face nous aussi.
Je passe le 21,1ème kilomètre. Le semi-marathon ! Je suis à la moitié de la distance. 2 heures piles. Je suis un peu en retard pour faire 4 heures mais je suis pas si mal.
Juste avant le 22ème kilomètre, une « trailette » est arrêtée. La trailette c’est un petit moyen de locomotion à une roue, poussée et tirée par des coureurs où se trouve assis un petit garçon handicapé. Le jeune garçon a eu un besoin pressant. Je m’arrête à mon tour juste pour aider les coureurs qui font vivre un super moment à ce jeune à l’installer. Je retrouve une amie qui tire cette trailette. Moment génial. Ce petit à un sourire qui illumine le groupe. Il est prêt ! Je trouve super ce que font ces coureurs pour donner du bonheur à ces enfants ! Bravo à eux !
Et on repart. Rapidement on arrive au fameux demi-tour. Enfin ! J’ai une centaine de mètres de retard sur les 4 heures. Rien n’est fait. Je ne suis pas au mieux mais pour l’instant ça court. La trailette me double et part vers l’arrivée. (ils termineront en 4h09 ! Wouaw !) ![]()
Point rapide sur mon corps. Pas de bobo, pas de douleur, juste une super bonne fatigue. Elle s’accentue en peu de temps.
Les jambes sont vides. Le moral devrait aider. Pas gagné là non plus. Grosse fatigue…
24ème kilomètre, je me surprends à marcher. Je n’avance pas. Les jambes n’ont plus rien à donner. Pfffut ! Je suis loin de tout. Je souffle. J’essaye de relancer la machine mais cela ne dure pas. Certains qui me doublent m’encouragent. Tapes dans les dos, un petit « Allez ! Courage ! ». Je repars en courant mais là encore, cela ne dure pas. Je suis juste fatigué. La tête ne suit pas non plus. La motivation est là mais le moral et le physique se sont perdus dans cette belle vallée tarnaise.
J’envoie un sms à mon épouse. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète en ne me voyant pas avec la voile des 4 heures. Ah ouais… mais toujours pas de réseau. J’ai une pensée de me sentir tout seul. Vraiment tout seul. Puis une toute petite idée surgit. « Les enfants pour lesquels tu cours se battent, Manu, bats toi ». Alors je repars. Oh ce n’est pas rapide. Mélange d’une marche rapide ou une course très lente, mais je cours. J’essaye de courir par objectifs. Jusqu’au virage, jusqu’au prochain panneau, jusqu’à ce groupe de personnes. Cela fonctionne plus ou moins bien. C’est rageant. Les deux choses que l’on a besoin pour courir c’est le corps et la tête et là, ils ne sont pas là. Grrr.
Je commence à m’agacer. Surtout que je ne perçois aucune douleur. Vraiment rageant.
Allez Manu, dans quelques kilomètres y aura les tunnels. Cela pourra peut être aider. Passage dans le premier tunnel de retour. 341M dans le frais mais pas de fraîcheur musculaire.
Je cours quelques kilomètres sans m’arrêter. Je lève la tête et je vois une coureuse mal en point. Elle semble être mangée par les crampes. Je stoppe ma course à côté d’elle. Elle est en pleurs elle a mal. Je l’aide à marcher jusqu’au ravitaillement. Elle me dit de continuer de la laisser. Je lui explique que je ne suis pas mieux qu’elle. L’organisation sachant que la chaleur était attendue durant la course avait positionnée de grandes poubelles remplies d’eau. On s’arrête et je l’asperge d’eau, lui masse rapidement le mollet. Une spectatrice me dit qu’elle va s’en occuper. Je souhaite courage à mon « amie d’infortune » et je repars après une accolade mutuelle. Je regrette après quelques centaines de mètres de ne pas avoir pris son numéro de dossard pour me renseigner à l’arrivée. Rageant là encore.
Un petit groupe de coureurs est là juste devant moi. S’accrocher à eux ferait du bien. Mais impossible. Je « cours » alors à ma meilleure allure du moment. La fatigue n’est pas partie. Mince ! Dommage. ![]()
Deuxième tunnel. Alors qu’il est légèrement en descente, il me semble vachement plus long qu’à l’aller. La lueur du soleil apparaît. Joli moment et bel endroit.
Juste à la sortie, des bénévoles sont là avec le ravitaillement. Je leur dis que je veux un vélo. Un homme me dit « oui vous avez de l’eau ici », « non je veux un vélo ! » il explose de rire et me dit qu’il va avoir l’apéro mais pas de vélo. On sourit ensemble. Un petit moment où tu oublies ce que tu vis et tu repars chargé en motivation. Je remercie les bénévoles pour leur boulot et je tente une énième fois de me relancer.
Les gels, le sucre, boissons énergisantes ne font rien. Les jambes ne veulent pas. Pour ce qui suivent mes courses c’est un peu comme mon marathon de TOULOUSE l’an dernier sans aucune douleur.
Je calcule rapidement un chrono possible…. Loin des 4 heures, surtout qu’à ce moment là, dans les AVALATS, je me fais doubler par la voile des 4 h 30. J’arrive au 30ème kilomètre. Encore 12km. Les 195m supplémentaires, comme je le dis en rigolant c’est pour le fun et pour faire 42,195 km.
Pour le moral, je sais qu’il va y avoir un faux plat montant, la côte de la RENAUDIE et celui de l’entrée d’ALBI. Après cela sera trois kilomètres de plat. Allez Manu ! Bouges toi.
Je commence à marcher quand mon téléphone se met à vibrer. Un SMS de mon épouse qui je pense vient de recevoir celui que j’ai envoyé il y a 6 km. Elle me dit de tenir bon et qu’elle est fière de moi. Puis un autre sms et un autre. Plus d’une dizaine arrive d’un coup. Des ami(e)s m’encouragent. Ceux du club, ceux de l’association, les fistons se mettent dans la danse, et des ami(e)s de partout. Je comprends tout de suite que mon épouse a lancé la cavalerie pour venir m’aider en lançant un S.O.S pour moi. ![]()
Punaise ! Quelle émotion ! Je ne suis pas seul. Oh que non ! J’en reçois et j’en reçois. Je réponds vite fait entre deux souffles et entre deux larmes.
Je ne dois pas m’arrêter. Je sais que j’abandonnerais pas mais je dois continuer. Alors je repars. J’ai l’impression de ne faire que cela. Longue marche et petite course. Mais çà avance. Le morale reprend des couleurs.
Un autre coureur fait comme moi. Cela fait quelques kilomètres que l’on fait çà. Quand lui marche moi je cours, et vice-versa. On n’arrive pas à courir ensemble mais bêtement cela nous fait avancer. Alors on se double chacun notre tour.
35ème kilomètre : ravitaillement avant la grosse côte. Je le prends rapidement. Je ne veux pas m’arrêter, pas m’imposer encore une halte. Je prends à boire et du sucre à la volée. Je sors du ravito quand je vois une maman et deux enfants. La petite fille dit « il a le maillot d’Imagine for Margo maman ! ». Oh que c’est top !!!! Elle me crie « allez allez » en applaudissant. La motivation se remplie une nouvelle fois. Cela plus les SMS, cela met du baume au cœur. 7 km Manu !
Je double mon camarade et je me lance dans la côte de la RENAUDIE. L’an dernier je me souviens avoir dit lors du semi à Caroline, on ne s’arrête pas. Elle l’avait fait sans s’arrêter, au moral, à l’envie. Je n’y arriverais pas cette année. Je marche la moitié de la côte. Je me fais doubler par une coureuse et par mon « poisson pilote ».
36, 37, 38, 39, 40ème kilomètre. Je ne me fais pas doubler, je ne double personne. Les seuls que je « récupère » sont ceux pris en compte par la croix rouge car ils ne peuvent continuer. Je leur fais à chacun un geste et je leur lance un mot gentil. Je me mets à leur place. Tout un entraînement difficile pour ne pas passer l’arche d’arrivée. Je suis dégoûté pour eux.
Je remercie tous les bénévoles que je vois et les gens de la sécurité. Sans eux pas de course. J’espérais qu’en entrant dans ALBI il y aurait un peu de monde pour encourager. Je n’avais pas vu l’heure, midi est passé depuis un moment. Seuls les bénévoles présents encouragent. La rue est presque toute à moi.
Mon poisson pilote est devant moi. Deux bonnes centaines de mètres d’avance. Mais je vois que nous sommes dans le même état. Je rentre dans la dernière ligne droite avant le Stadium d’ALBI et son tour de stade avant l’arrivée.
Le téléphone sonne encore et encore. J’ai reçu plein de messages du 30ème à l’arrivée. Et à la vitesse où je courais y en a eu un paquet. Je ne regarde pas mais je sais que c’est pour m’encourager.
Je serre les dents. Elle est longue la ligne droite mais après c’est la fin. On ne marche plus Manu. Plus le droit. ![]()
Je reprends mètre après mètre le « retard » sur mon compagnon tout habillé de noir. La chaleur et la fatigue semblent le faire souffrir. J’arrive à sa hauteur. Il marche. Je lui tape dans le dos et je lui dis « allez pas maintenant, c’est fini. Accroches toi à moi ». Je l’entends repartir et rester dans mes pas.
Il me lance « J’en peux plus vas y, j’suis mort ». Je me retourne et je lui cries dessus. « Non tu n’as pas le droit il reste moins d’une borne. Tu viens avec moi, moi aussi je suis cuit. On ralentit mais on finit ensemble ». Il se remet à courir. Des gens, surtout ceux qui ont fini avant nous sont là, et nous encouragent. On est au bout. On reste ensemble, côte à côte. Je lui parle. Cela m’aide aussi. Psychologie du coureur qui n’en peut plus.
Un garçon d’une dizaine d’années arrive vers nous. Il court avec nous. Je lui demande si c’est son fiston, il me dit que oui. Je me revois avec mon fiston (même si il est plus grand) à TOULOUSE l’an dernier. Il ne marchera plus.
Virage à gauche on va entrer dans le stadium. La coureuse qui nous a doublée dans la côte de la RENAUDIE marche. Je lui dis d’accrocher que c’est vraiment la fin. Elle me dit qu’elle n’arrive plus à respirer. Je lui dis tu respireras dans trois minutes on voit l’arrivée. ACCROCHE. Elle nous suit. Durant le tour de stade, je vais juste un peu plus vite qu’eux. Nous sommes que trois et le petit garçon a être sur la piste.
Ligne droite d’arrivée, bisou à ma maman là haut comme à chaque course et enfin le passage sur la ligne. La bénévole me donne ma médaille de finisher. Qu’elle a été dure à avoir celle-là. 4 heures 47mn et des broutilles à la fin ! Et mal nul part !
Je cherche mon épouse des yeux. Elle me fait un signe elle est au fond du parc d’arrivée. Je lui fais signe que j’attends mes deux « amis » qui arrivent. L’avantage maintenant c’est que je vois leur dossard avec leur prénom. Audrey passe la ligne. On se congratule et on se prend dans les bras. Elle me remercie mais je lui réponds que c’est elle qui a fini. J’ai juste dit un petit mot de motivation.
Arnaud passe l’arche avec son fiston. Il me cherche et me prend dans ses bras. « Putain merci à toi ! Je croyais ne jamais finir ». On reste un moment dans les bras l’un de l’autre sans rien dire.
Audrey est restée là elle aussi. On se félicite. J’adore ces moments ! Aucune course entre nous, seule la solidarité du runner.
Les gens qui n’ont jamais vécu cela pourraient se dire qu’on pense avoir gagné. Mais on a gagné ! Quelques larmes à l’arrivée de ce groupe de trois finishers et on part ensemble retrouver chacun les nôtres.
J’embrasse mon épouse et je la remercie de son amour, de ses textos, de son soutien et d’avoir lancé ce SOS pour moi. Elle a les larmes aux yeux mais je la rassure. Je vais bien, juste de la fatigue. Pas de jambe durant la course mais aucun bobo. Mal nul part. Elle me demande si j’ai reçu des SMS. Je lui montre mon téléphone. 27 SMS sont encore non lus malgré ceux que j’ai déjà lu ! Énorme !!!!
La chaleur je ne la ressens que maintenant. Il fait chaud et j’ai énormément soif. Les bénévoles sont là encore super agréables et servent verres d’eau après verres d’eau. Super organisation !
Je permets de prendre cinq minutes de calme et je rassure tout le monde en envoyant une photo de ma bouille avec le maillot de l’association avec la médaille de finisher et en remerciant chacun et chacune de leur aide ! Ces SMS ont tous eu un impact sur moi ! Vous êtes énormes et je vous aime ! Merci merci et encore merci !
Maintenant place à la récupération. Pas d’objectif de course pour le moment. Mais sachez que même si le marathon d’Albi a été difficile pour moi, il ne m’a pas dégouté de courir, de me battre pour aider la recherche à trouver des fonds pour soigner les enfants et en plus : avec mon épouse, mes enfants, ma famille et mes ami(e)s j’ai la meilleure équipe pour les aider ! Go Fight Win ! ![]()
Sur le 10km Guilhem Rouquette a réalisé un temps de 42mn23s il termine 59é/ 588 et 2éme cadet.
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Trophée de l’avenir à Vielmur
Déplacement de nos catégories Eveil Athlétique, le samedi 29 avril à Vielmur pour y disputer la 4ème journée du Trophée de l’Avenir. Trois épreuves au programme de l’après-midi: Le 30 m haies, le triple saut et le lancer de poids. De bons résultats pour notre Lacaunaise Peppa Victoor qui réalise une fois de plus le meilleur total des 3 épreuves avec 12 points et une belle performance au triple saut avec un bond à 5,45 m. Andréas Rivain et Pierre Soriano se partagent la 2ème place avec 11 points suivis de Nathan Cazabonne: 9 points et Dorian Sicard: 5 points. Félicitations à tous les 5 pour leurs résultats et leur assiduité aux compétitions depuis le début de la saison. Prochaine sortie, le samedi 6 mai à Labruguière pour les catégories poussines.
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